Full text: Oeuvres complètes

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OEUVRES DIVERSES. 
monétaires élevait la valeur de l’or à 2 ou 3 pour cent au-dessus du 
prix de la Monnaie, le change de Paris était de 8 à 9 pour cent contre 
Londres. A la même époque, le change avec Hambourg fut pen 
dant toute la période de 2 à 6 pour cent en faveur de Londres. 
Il en résultait en temps de paix un bénéfice de 12 à 14 pour cent 
sur les frais qu’on supportait en remboursant la dette envers Paris 
avec l’or de Hambourg; ce bénéfice a donc dépassé le principe d’au 
moins 8 ou 10 pour cent. Il est digne de remarque que le taux 
moyen du change avec Hambourg, qui avait été de 5 pour cent en 
faveur de Londres, de 1700 à 1707, ajouté aux 2 pour cent,— excédant 
de la valeur de l’or sur celle du métal monnayé,—tout en constituant, 
sur l’importation de l’or en Angleterre, une prime de 7 pour eent ou, 
en déduisant 1 1 /2 pour cent pour les frais en temps de paix, un bé 
néfice de 5 pour cent, il est à remarquer, dis-je, que tout cela n’a- 
vait pu faire que cette prime rétablit le ebange normal. De même, 
en 1775, 1770 et 1777, après la refonte et en temps de paix , nous 
voyons le change sur Paris se maintenir à 5,0, et 8 pour cent contre 
Londres, alors que la moitié de cette quotité eût rejeté l’or sur Pa 
ris , et un quart eût suffi à payer les dettes de Paris avec Hambourg. 
Pendant les années 1781, 1782 et 1783, qui furent des années 
de guerre, le change se maintint constamment de 7 à 9 pour cent en 
faveur de Paris. L’or constitua à cette époque la circulation ordinaire 
de ce pays et la banque fut contrainte, pour répondre aux besoins 
du public, de s’en procurer au prix de la Monnaie. On a déjà dé 
montré combien les métaux précieux avaient été impuissants à éga 
liser le change avec Hambourg pendant les années 1797 et 1798. 
On peut en retrouver un nouvel exemple dans les années 1804 
et 1805 où l’on vit le change de Paris varier de 7 à 9 pour cent en 
faveur de Londres. 
Dans tous les cas ci-dessus, les oscillations du change dépassè 
rent grandement la dépense du transport de l’or d’un pays à l’autre 
et cette surélévation fut, dans la plupart des circonstances, beau 
coup plus manifeste qu’aujourd’hui. On admettra sans doute que 
les circonstances de l’époque étaient beaucoup plus favorables à 
un commerce de ce genre et que l’état de la circulation métallique 
offrait des facilités dont il ne serait plus possible de jouir ici. — 
Cependant, en face de désavantages aussi nombreux, le principe 
proclamé par la commission ne fut pas réalisé; et c’est pourquoi on 
ne peut l’accepter comme base solide de cet échafaudage d’e.rcê.s 
et de dépréciation qu’on a essayé d’élever.
	        
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