Full text : Oeuvres complètes

RÉPONSE  AUX  OBSERVATIONS  DE  M.  BOSANQUET.  465
20  shillings  types  contenaient  autant  de  métal  pur  que  54  s.  Il
1/4  g.;  mais  il  ressort  des  tables  du  docteur  Kelly  {¡fuUion-Report^
page  207)  que  les  essais  aussi  bien  que  les  évaluations  donnent  à
20  shillings  une  valeur  égale  à  celle  de  35  s.  I  g.  Cette  différence  ne
s’élève  guère  à  plus  de  3/8  pour  cent.  Aussi  ne  l’ai-je  indiquée  que
parce  que  je  regarde  comme  extrêmement  désirable  la  faculté  de  déterminer ­
  sûrement  en  tous  temps  le  véritable  pair.
Secondement,  M.  Mushet  a  évalué  la  linqj'e  des  oscillations  du
change  au-dessus  ou  au-dessous  du  pair,  d’après  les  prix  que  lui  a
fournis  la  liste  du  Lloyd.  Or,  ces  prix  concernent  invariablement
des  effets  à  2  usances  1/2;  et  comme  le  pair  du  change  se  règle
sur  la  valeur  relative  des  monnaies  des  deux  pays,  valeur  payal)le
à  la  même  époque  et  non  à  un  intervalle  de  2  mois  1/2  ',  il  est  né
cessaire  d’accorder,  pour  cette  échéance,  un  intérêt  d’environ  1  pour
cent.  C’est  pourquoi  nous  devons  déduire  1  3/8  pour  cent  sur  la
colonne  consacrée  aux  changes  favorables  à  l’Angleterre,  dans  les
tableaux  de  M.  Mushet.
D’autres  sources  d’erreurs  viennent  encore  iniluer  sur  les  calculs
celatiis  au  vrai  pair  du  change  :  j’en  citerai  quelques-unes.  Mais  à
1  avance,  je  conclus  qu’à  moins  d’avoir  réuni  tous  les  faits,  il  est
impossible  de  fixer  avec  une  parfaite  exactitude  la  différence  qui,
a  une  époque  quelconque,  a  pu  exister  entre  une  remise  par  lingots
et  une  remise  par  traites.
Je  suis  prêt  à  soumettre  la  vérité  du  principe  actuellement  contesté
a  1  épreuve  des  nouveaux  tableaux  de  M.  Mushet,  redressés  par
les  lignes  précédentes.  Il  })araitra  alors  qu’à  aucune  époque  le
change  avec  Hambourg  depuis  1700  n’a  été  de  plus  de  7  pourcent
en  faveur  de  l’Angleterre.  Une  seule  exception  se  présente  et  le
lecteur  en  appréciera  naturellement  l’origine,  quand  il  saura  qu’elle
a  pour  date  l’année  mémorable  de  1798,  le  lendemain  de  la  suspension ­
  des  paiements  en  numéraire  à  la  banque.  A  cette  époque  la
masse  monétaire  du  pays  s’était  trouvée  considérablement  réduite,
et  le  montant  des  billets  de  banque  eu  circulation  fut  bien  moindre

'  Il  résulte  de  la  déposition  de  M.  ..  devant  la  Commission  des  lingots,  que  le
cours  du  change  de  Hambourg  avec  Londres  diffère,  dans  les  temps  ordinaires,
de  1  shilling  de  ï'iandres  avec  celui  de  Londres  sur  Hambourg,  aliu  de  compenser ­
  les  2  1/2  usances  et  la  commission  qu’on  alloue  sur  les  effets  des  deux
parts.  Quand  les  difficultés  de  communication  existaient  dans  toute  leur  rigueur,
on  vit  meme  cette  différence  atteindre  2  sh.  flamands
(OEhv,  de  Ricardo.)

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