Full text : Oeuvres complètes

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RÉPONSE  AUX  OBSERVATIONS  OE  M.  BOSANQUET.
généralement  favorable  de  plus  de  trois  pour  cent.  —  Mais  il  n’est
pas  nécessaire  de  rechercher  ici  les  phénomènes  européens  qui  ont
fait  trouver  à  l’Angleterre  un  avantage  à  puiser  à  Hambourg  l’or
qu’elle  expédiait  sur  quel(|ue  autre  pays.  Je  suis  pleinement  eonvaincu
  que  si  toutes  les  pièces  nous  étaient  communiquées,  ce  rôl®
d’intermédiaire  recevrait  une  explication  satisfaisante.
Mais,  expliqué  ou  non  expliqué,  il  ne  prouve  rien  en  faveur  de  la
théorie  de  M.  Ilosanquet  (car  AI.  Bosampict  aime  tout  autant  la  théorie ­
  que  le  Cowmitlee).  Il  prouve  seulement  qu’on  pourra  continuer  a
importer  d’un  lieu  les  métaux  précieux  qu’on  reportera  vers  un
autre  point.  :  —  ce  que  non-seulement  la  théorie  de  la  Commission
fidmef  mais  exige.
Hour  donner  le  caractère  de  l’évidence  à  la  théorie  de  M.  Bosanquet
  il  faudrait  démontrer  que  les  métaux  précieux  aflluèrent  constamment ­
  en  plus  grande  quantité  qu’ils  ne  sortirent  ;  et  cela,  nonseulement
  sur  un  point  mais  encore  sur  tous,  pris  collectivement.
Jæs  considérations  suivantes  rendent  compte  jusqu’à  un  certain
point  des  phénomènes  qui  ont  égaré  Al.  Bosanquet.  Les  tables  de
’'1.  Alushet  ont  été  calculées  d’après  un  rapport  établi  entre  la  valeur
de  l’argent  et  celle  de  l’or  en  barres.  Mais  le  prix  de  l’or  en  barre
est  de  2  ou  H  s.  par  once,  inférieur  à  celui  de  l’or  monnayé.  C’est
pourcjuoi,  si  l’or  introduit  est  destiné  à  la  réexportation,  le  véritable
pair  différera  de  2  à  3  pour  cent,  suivant  que  le  calcul  aura  été  rédigé
relativement  à  l’or  monnayé  ou  à  l’or  en  barres  *.
Si  notre  propre  circulation  exigeait  du  numéraire,  je  recounaitrais
  la  validité  du  calcul  qui  recherche  le  pair  véritable  du  change,
au  moyen  d’une  comparaison  entre  la  valeur  relative  de  l’argent
étranger  et  c<*lle  des  lingots  d’or  au  titre  du  pays.  Mais  dans  ce  cas

'  INI,  Mushet  admet,  pour  ses  calculs,  que  la  valeur  relative  de  l’or  et  de  l’argent
est  la  même  dans  les  deux  pays,  et  que  l’on  y  apprécie  ces  métaux  sous  une
forme  pareille,  c’est-à-dire  eu  barres.  ¡Mais  c’est  principalement  d’après  la
valeur  de  l’or  monnayé  qu’un  étranger  décide  s’il  exportera  de  l’or  pour  l’Angleterre, ­
  ou  s’il  fera  sa  remise  au  moyen  d’une  lettre  de  change.  Il  fera  donc  entrer
le  prix  de  l’or  monnayé  en  Angleterre  parmi  les  cléments  de  son  calcul.  Un
eoiip  d’œil  sur  VAppendice  du  nulfion-Report,  n»  n,  nous  apprend  que  les  opérations ­
  sur  l’or,  dans  le  continent,  ont  principalement  pour  objet  Vor  monnaie
Pendant  les  quinze  mois,  qui  finissent  en  mars  1810,  le  montant  total  des
ventes  d’or  en  barres,  effectuées  par  l’intermédiaire  du  bureau  des  lingots  à
la  Banque,  ne  dépassèrent  pas  une  valeur  de  60,867  liv.  tandis  que  les  ventes
relatives  a  l’or  monnayé  donnèrent  pour  la  meme  période  un  total  de  683,674
livres.
            
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