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OEUVRES DIVERSES.
égaie vis-à-vis des autres marchandises. De plus, le change étranger
se trouvant avili nominalement au même degré, il n’y aura aucun
avantage à exporter des lingots.
La même opinion a été soutenue par M. Huskisson, p. 27.
Si la circulation monétaire d’un pays reposait en partie sur l’or,
en partie sur le papier, et si l’on en doublait la masse par de nouvelles
émissions de papier, on verrait se reproduire sur les prix les
mêmes effets que dans le cas précédent (celui d’une hausse dans le
prix des marchandises). « Mais ces émissions n’augmentant pas plus
ral)ondance de l’or en ce pays que dans les autres parties du monde,
sa valeur comme marchandise, relativement .à celle des autres
marchandises, restera la même; comme marchandise, encore son
prix s’élèverait dans la même proportion que le prix des autres
objets; quoique, à l’état de coin, et revêtu d’une dénomination légale,
il ne put avoir cours que conl'ormément à son empreinte.
C’est pourquoi l’exportation des monnaies d’or accompagne dans
tous les pa^'s cet accroissement de papier, — non parce que l’or,
comme marchandise, y fût devenu plus abondant et moins précieux
relativement aux autres objets; mais par cela que sa valeur comme
monnaie reste la même, tandis que son prix s’est élevé simultanément
avec celui de tous les autres objets par rapport à cette monnaie
elle-même.
Si la circulation se composait exclusivement de papier, je me réunirais
à ces écrivains pour les Iluctuations qu’ils ont assignées à la
valeur de l’or comme marchandise ; mais tant que la circulation
sera entièrement métallique ou dévolue simultanément à l’or et au
papier, une surémission de monnaie de papier ne pourra jamais
provoquer une hausse dans le prix des lingots.
Si l’on introduisait dans une circulation monétaire d’or et de papier
une quantité additionnelle de monnaie de papier, la valeur de la circulation
totale serait diminuée; ou, en d’autres termes, le prix des
denrées hausserait, que ce prix fût évalué en pièces d’or ou en papier.
La même marchandise, après raugmentation du papier, achèterait
une plus grande quantité d’onces d’or, parce qu elle équivaudrait
à une plus forte quantité d’unités monétaires. Mais ces messieurs
ne contestent pas la possibilité de convertir le numéraire en lingots,
malgré les lois qui l’interdisent. JN’en résulte-t-il pas alors que la
valeur de ïor-monnaie et la valeur de Vor-lingot tendront rapidement
à une parfaite égalité’? Si donc une marchandise, par suite
d’une surémission de papier, s'échangeait contre plus d’or mon-