RÉIMKNSK AlX OBSKHVATKKNS IM: M. BOSANyüET.
Maintenant, admettons (|u’aii lien d’un billet de la Banque d Angle
terre, les porteurs reçoivent une traite sur Londres; cette traite servira
tout aussi bien à solder ses achats à Londres; mais comme une traite
n’est que l’expression de l’ordre donné à A de J^ondres, de payer a
^ dans la même ville, la circulation de Londres restera immobile;
seulement, la monnaie de province se trouvera réduite de 1000 l.
La seule différence (pii caractérise ces deux cas, se résume en ce
, que, dans le premier, la circulation de Londn^ss’accroîtra de 1000 l.st ,
et que, dans le second, elle ne subira aucune variation. Mais le
banquier de province (jui aura ainsi affaibli, par la remise des
mille livres de la Banque d’Angleterre, la réserve qu’il croit néces
saire à la solidité de son établissement, ne donnera-t-il pas immé
diatement ordre à son correspondant de lui envoyer 1000 1. st. de
billets de la Banque, soit en vendant un bon de l’Écbiquier, soit par
tout autre moyen.
Si les prix de Liverpool sont plus doux que ceux de Londres, je
choisirai le premier marché, et si j’ai trop de billets de banque je les
remettrai à Liverpool en paiement, « pourvu toutefois qu’ils y aient
cours. )> S’ils peuvent effectivement y circuler, Liverpool participera
avec Londres à T accroissement monétaire. Mais il n’y a rien d’im
probable à ce qu’un banquier de Liverpool sache persuader à ses con
citoyens que son papier répondra tout aussi bien à leurs Ix^soins que
les billets de la Banque d’Angleterre. Il se rendra donc acquereur
d’un de ces billets en échange de son papier, et il le renverra a Loii-
dr(*s. C’est ainsi que la circulation de Liverpool se grossit par les
émissions de la Bamjiie d’Angleterre, et que M. Bosampiet se trompe
en disant qu elle peut réduire, mais jamais étendre d un shilling
la circulation des banques de Liverpool. Les commissaires ayant
établi comme axiome (pie la monnaie des banqm^s de province est un
édilice dont le papier de la Banque d’Angleterre (%t la base, M. Bo-
sanquet demande où ils ont appris cet axiome. « Ils ont bien ap
pris, ajoute-t-il, de M. Stuckey, banquier important et expérimenté
du Somersetshire (pie ees établissements règlent principalement leurs
émissions sur les ressources qu’ils possèdent à Londres en fonds pu
blics, en bons de l’(Thi(piier, et autres titres conversibles; mais la
quantité de billets de la Banque d’Angleterre ou d’espèces qu’ils ont
en caisse n’est ainsi qu’un élément secondaire de leurs calculs, quoi
qu’ils en aient constamment en résene une masse proportlonn e aux
demandiis éventuelles. Qu’y a-t-il donc dans cett( dipo' |
confirme le principe d’après lequel les billets de la Banque aurai