Full text : Oeuvres complètes

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HSSAl  sun  LMNFUDUNUU  DU  DAS  I'DIX  DES  DLÉS.
multiplier  le  nombre  des  travailleui-s.  On  aura  done  ainsi  accru  les  ftais
d'exploitation,  ,,endant  que  la  valeur  des  produits  sera  rest*  >»  n“-™“'
Mais  l'expérience  universelle  nous  apprend  que  le  prix  du  ble  et  de
tous  les  autres  produits  naturels,  s’élève  eonstuminent  a  mesure
qu'une  nation  grandit  en  richesse  et  se  trouve  contrainte  a  so  ^
de  nouvelles  terres  (mur  leur  faire  produire  une  partie  de  ses  subsis-'
  tances.  Due  légère  réllexion  suflira  pour  nous  convaincre  en  effet  que
telles  doixent  être  naturellement  les  conséquences  des  phénomènes
économiques  de  ce  génre.
La  valeur  échangeable  de  toutes  les  marchandises  s’accroît  avec  les
diflieultés  de  leur  (iroduction.  Si  donc  par  l’effet  d’un  travail  additionnel, ­
  devenu  nécessaire,  la  production  du  blé  se  compliquait  de  nouvelles ­
  difficultés,  tandis  que  ]iour  (iroduire  l’or,  l’argent,  le  drap,  la  toile
etc.,  il  suffirait  du  travail  primitif,  la  valeur  échangeable  du  blé  liaus
serait  comparativement  à  ces  articles.  Au  contraire,  cette  valeui
diminuerait  toutes  les  fois  que  des  améliorations  introduites  dans  la  pro
duction  du  blé  ou  de  toute  autre  espèce  de  marchandises  permettrait
d’obtenir  le  même  rmiltat  avec  moins  de  travail  Ainsi  nous  voyons
que  les  perfectionnements  introduits  en  agriculture  ou  dans  les  instruments ­
  aratoires  abaissent  la  valeur  échangeable  du  blé*,  que  les  [lerleetionnements
  ,  appliqués  aux  machines  qui  servent  dans  l’industrie  du
coton,  diminuent  la  valeur  échangeable  des  étoffes  de  coton  ;  qu’enfin
des  procédés  minéralogiques  plus  avancés  ,  on  la  découverte  de
mines  plus  abondantes  en  métaux  précieux  abaissent  la  valeur  de  l’or
et  de  l’argent,  on  ,  ce  qui  revient  au  même,  élèvent  le  prix  de  toutes
hs  autres  marchandist*s.  loutes  les  fois  que  la  concurrence  pourra

1  ites  pcrfecliunneiiients  agricoles  qui  détermineraient  une  baisse  dans  le  prix  du
ble,  seraient  un  stimulant  pour  la  population  ;  et,  par  suite,  en  accroissant  les
profits  et  favorisant  raceumulation,  ils  relèveraient  encore  le  prix  du  blé  et  affaibliraient ­
  les  profits.  Mais  il  se  peut  qu'une  population  plus  abondante  subsiste
avec  les  mêmes  conditions  de  prix,  de  profits  et  de  rentes  :  ou  attribuerait  alors
à  ces  améliorations  agronomiques  le  pouvoir  d'augmenter  les  profits  et  d’abaisser
momentanément  le  taux  de  la  rente.
2  Les  causes  (|ui  tendent  à  rendre  plus  difficile  la  production  d’une  <juautité  additionnelle ­
  de  blé,  agissent  incessamment  au  sein  des  pays  qui  sont  en  progrès,
tandjs  que  des  améliorations  importantes  en  agriculture  ou  dans  les  insi  ruinent«
aratoires,  se  succèdent  plus  rarement.  Si  ces  causes  contraires  agissaient  avec
même  intensité,  le  prix  du  blé  ne  serait  exposé  qu’à  des  variations  accidentelle,
provenant  de  mauvaises  saisons,  de  salaires  affaiblis  ou  accrus,  d'altérations  sur
'enues  dans  la  valeur  des  métaux  précieux  par  suite  de  leur  abondance  ou  de  leur
rareté.
            
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