(HDVRIvS DIVFKSKS.
NNR
les invo(|nc. On les réduit généralement à deux phénomènes. Ainsi :
1® dans le cas où la guerre éclaterait, une coalition de toutes les
puissances continentales ou riniluenee de notre principal ennemi,
pourrait sutlirc à arrêter nos approvisionnements ordinaires;
T lors des mauvaises récoltes au dehors, les pays d’exploitation au
raient le pouvoir de retenir le contingent ordinaire de nos subsistan
ces, et ils exerceraient infailliblement endroit dans le but de combler
le délicit de leurs propres approvisionnements '.
Si notre pays se classait régulièrement parmi les pays d’importa
tion, et si les étrangei's pouvaient avoir conliance dans les demandes
de notre marché, on les verrait immédiatement accroître la culture
de leurs terres à blé, et cela, en vue d’une exportation nouvelle.
Lorsque nous évaluons le chiffre auquel se monte, pendant quelques
semaines seulement, la consommation de l’Angleterre en céréales,
nous demeurons convaincus que dans le cas où le continent serait
appelé à nous fournir une grande partie de cette consommation , la
moindre interruption apportée au mouvement des exportations en
gendrerait le plus vaste et le plus terrible désastre commercial. O
désastre, il n’est aucun souverain, ni aucune coalition de souverains
qui voulussent le provoquer, et si, d’ailleurs, les rois osaient décréter
de telles mesures, tous les peuples se lèveraient pour probister. L’elforl
(jue tenta Bonaparte pour arrêter l’exportation des produits naturels
de la Bussie, contribua plus que toute autre cause à provoquer les
efforts merveilleux que celle nation sut opposer à la puissance la
plus colossale qu’on ait peut-être organisée contre un peuple.
Il serait impossible de déplacer immédiatement l’énorme capital
engagé dans la terre sans occasionner des pertes immenses et pro
portionnelles. Déplus, I’encombremcnl des marchés extérieurs, qui,
en réagissant sur leur a])provisionnement total, abaisseraiI à l’infini
la valeur du blé; l’absenco de ces retours, qui sont si essentiels dans
les combinaisons commerciales, se réuniraient pour offrir le specta
cle d’une ruine partout envahissante. Lt s’il arrivait qu’un pays ré-
sistAtà ces terribles catastrophes, croit-on qu'il lui resterait assez, de
force pour conduire la guerre avec succès? Nous avons tous été té
moins des misères de notre pays; nous avons tous connu les mal
heurs plus grands encore qui ont affligé l’Irlande, à la suite d’une
baisse dans le prix du blé, à l’époque même où il est avéré que
I C’est sur cette dernière opinion quelM. Malthus insiste principalement dans
sa dernière publication : Bases (Vnne opinion, etc.