Full text: Oeuvres complètes

1 
6fi“2 OEUVRES DIVERSES. 
échangeable. T a seule cireonstance qui puisse justifier la création 
d’une taxe destinée à protéger l’industrie nationale contre l’introduc 
tion des produits étrangers, est celle où l’intervention du gouverne 
ment aurait pour effet d’altérer la valeur relative des marchandises. 
On suppose généralement que le renchérissement du blé déter 
mine immédiatement celui des autres marchandises. Cette opinion 
repose sur une interprétation vicieuse des effets que produit une sur 
élévation universelle. Le blé hausse parce que la production devient 
plus difficile et plus onéreuse ; mais si tous les prix s’élevaient en 
même temps, ce ne serait plus une hausse. Il y a hausse réelle pour 
le chapelier et le fabricant de draps lorsqu’ils sont obligés de donner 
une plus grande quantité de chapeaux et de draps pour leur blé. Víais 
desque l’accroissement des prix s’étend à leurs propres produits, dès 
qu’il leur procure les mêmes proportions de blé, elle n’existe pas en 
définitive pour eux, et il serait même impossible d indiquer celui sur 
qui pèse alors le surcroît des frais de production. 
On peut établir, comme principe, que tout fait qui agit dans un 
pays de manière à atteindre également la totalité des produits, n’en 
change pas la valeur relative et ne favorise pas les concurrents 
étrangers.—Mais, d’un autre côté, toute cause qui, sans être balancée 
par un droit proportionnel, étend son influence à un seul groupe 
de produits doit nécessairement en altérer la valeur comparative; 
elle tend à encourager la concurrence étrangère et à nous enlever 
une branche de commerce féconde et lucrative. 
SKCTTON ITl. 
De l’influence des taxes spécialement assises sur une marchandise. 
Les mêmes raisons qui nous ont servi à rejeter les protections foU 
déessur le prétexte d’une augmentation générale de salaires,—quell® 
que soit d’ailleurs l’origiue de ce phénomène économique, — nous 
conduisent évidemment à les condamner, lorsque les taxes sont univci' 
selles et embrassent toutes les catégories de producteurs. La taxe sui 
les revenus (mcome-(a.r) possède ce caractère. Elle s’adresse égalemcR^ 
à tous ceux qui emploient le capital, et certes, les plus chauds pa*' 
tisans des droits protecteurs n’ont jamais proclamé la nécessité d 
établir un à l’occasion d’un impôt sur les revenus. Mais une taxe q^* 
pèse également sur toutes les industries, a précisément la même pi’®' 
tée que Vincome-lax'^ elle laisse à chacun des produits la valeur rC'
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.