Full text : Oeuvres complètes

DK  KA  PUüTECTION  ACCOKDKE  A  I/AGRICULTUIŒ.  ü(îl)
Dient  sur  les  profits  du  fermier,  du  manufacturier  et  du  commerçant,
seul  moyen  de  conserver  des  promts  élevés  consiste  à  déprimer  le
des  salaires.  Cette  phase  de  la  loi  des  profits  nous  montre  tout
abord  combien  il  est  important  de  maintenir  à  des  prix  inférieurs
Due  denrée  aussi  nécessaire  que  le  blé,  et  dont  l’action  est  si  puissante ­
  sur  les  salaires;  elle  nous  démontre  aussi  combien  sont  fatales
intérêts  d’un  pays  ces  prohibitions  ,  dont  l’effet  est  de  pousser
(Continuellement  à  la  culture  des  terrains  les  plus  pauvres,  afin  de
subvenir  aux  besoins  d’une  population  croissante.
•  ^u  appliquant  à  la  culture  des  produits  alimentaires  plus  de  traqu’il
  n’en  faudrait  sous  un  autre  système,  nous  abaissons  lecbif-**0
  des  profits,  et  par  suite,  nous  diminuons  la  somme  de  nos  jouis-^®uces
  et  les  sources  de  nos  épargnes.  Ce  sont  là  déjà  des  résultats  assez
l’istes  ;  mais  en  outre  nous  offrons  aux  capitalistes  une  tentation  irrésistible ­
  d’aller  porter  leurs  capitaux  sur  les  marchés  où  les  salaires
sont  faibles  et  les  profits  considérables.  Si  les  propriétaires  terriens
^>ent  assurés  devoir  se  perpétuer  le  haut  prix  des  céréales,  —  ce  qui
^  pas  le  cas.  Dieu  merci,—leur  intérêt  serait  diamétralement  opposé
®(clui  des  autres  classes  de  la  société.  En  effet,  les  ¡»rogrèsde  la  rente
Jjut  pour  cause  primitive  et  principale  le  haut  prix  qui  naît  des  difoultés
  de  la  production.  Et  qu’on  ne  pense  pas  que  l’avantage  dont
‘^  propriétaires  héritent  soit  une  compensation  pour  les  obstacles
^Ui  interdisent  aux  autres  classes  de  la  société  d’acheter  du  blé  à  bon
Hl^i'cbé.  Cette  consolation  elle-même  nous  est  ravie,  car,  pour  répan-(le
  chétives  faveurs  sur  une  classe  de  citoyens,  il  faut  faire  peser
les  autres  les  charges  les  plus  oppressives,
tô/.  qu’en  retireraient  les  propriétaires  serait  d’ailleurs  plu-^
  apparent  que  réel  ;  car,  pour  être  complet,  il  faudrait  qu’il  repo-'(1^
  sur  des  prix  à  la  fois  stables  et  élevés.
n’est  fatal  aux  intérêts  du  fermier  comme  des  oscillations
<lans  les  prix.  Or  je  tâcherai  de  démontrer  dans  la  pro-¡ne
  section  qu’un  système  de  protection  exclusive  pour  les  pro-^
  c  aires,  et  de  prohibition  contre  les  céréales,  est  de  nature  à
(pie  lus  fermiers  aux  fluctuations  les  plus  dangereuses,  lorsplus
  ^^ùn(^l‘(î(îs  du  fermier  sont  brillants,  il  est  porté  à  vivre
s  largement,  et  à  calculer  son  existence  sur  l’espoir  d’une  proscalT'^
  ^(’ustaute.  Mais  les  revers  sont  là,  certains,  inévitables.  Ac-^
  ®  par  les  suites  de  son  imprévoyance,  harcelé  par  la  multitude
^  ^  dépenses,  il  lui  sera  impossible  de  remplir  scs  engagements  en-^urs

  le

propriétaire.
            
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