Full text : Oeuvres complètes

I»K  LA  l'K(n'KCTIÍ>i\  ACCOM  DEL  A  L'ACMICCLTCHK  6t)3
Ainsi  revêtus  d’une  espèce  de  protectorat  (jui  doit  embrasser  les
intérêts  généraux  de  la  nation,  les  directeurs  ne  peuvent  s’empêcher,
n  1  aspect  des  propositions  récentes,  de  sentir  pour  elles  quelque  répugnance ­
  et  d’hésiter,  quoiqu’il!volontairement,  à  sanctionner  un
système  qui  dans  toutes  ses  tendances,  dans  toutes  ses  manifestalons,
  leur  paraît  s’attaquer  aux  intérêts  de  la  nation  plus  immédiatement ­
  encore  qu’aux  actes  de  la  Banque.
U  charte  constitutive  de  la  Banque  ne  lui  a  certainement  point
concede  le  droit  de  contrôler  les  vues  qui  firésident  au  gouvernement
Puhtiquc,  linancier  et  commercial  de  ce  grand  empire.  Ce  droit  appartient ­
  exclusivement  à  l’administration,  au  Parlement,  à  la  société ­
  en  général,  et  la  Banque  n’y  saurait  prétendre  pas  plus  qu’à
jiicter  les  principes  qu  elle  croirait  propres  à  dominer  dans  la  po
ique  générale.  Son  devoir  spécial,  sa  fonction  propre  consistent  à
administrer  ses  opérations  de  banque  dans  leurs  rapports  avec  le  service ­
  des  intérêts  de  la  dette  nationale,  les  dépôts  conliés  à  scs  soins,  et
es  avances  qu’elle  a  faites  habituellement  à  l’Klat.  ^
Mais  aujourd'hui  que  les  directeurs,  dominés  par  la  nouvelle  siuation
  que  leur  a  faite  l’acte  de  I7<J7  ,  sont  ap,,clés  à  constituer  une
(.  ^‘*1  numéraire,  suilisantc  pour  alimenter  notre  cir-^■dlation
  totale,  aujourd’hui  que,  pour  atteindre  ce  but  dans  un  délai
(^terminé  ,  on  leur  crie  de  régulariser  la  valeur  de  l’or  sur  le  marché
g"  **^*tant  le  montant  de  leurs  émissions,  à  quelque  prix  que  ce  soit
j  'ni^pris  des  désastres  qui  en  résulteraient  pour  les  individus  et
à  société  tout  entière,  ils  se  croient  obligés  par  les  lois  les  plus  impé-J^^uscs
  du  devoir  de  soumettre  franchement  leur  opinion  aux  miistrcs
  de  Sa  Majesté.  De  cette  manière  on  ne  pourra  pas  considérer
‘18  tard  leur  concours  et  leur  consentement  apparents  comme  une
“(•tion  véritable  accordée  à  un  système  qu’ils  croient  entaché  d’in
^‘'htudi  s  et  de  dangers.
Il  leur  est  impossible  de  prévoir  (|uel  sera  le  cours  des  événements
deux  années,  et  surtout  p(  ndant  les  quatre  années  qui
8uivre.  Ils  n  ont  aucun  droit  a  proclamer  des  espérances  hril
et  peuvent  appuyer  sur  rien,  qui  peuvent  leur  échapper
eon  '*8‘levieiidraient  responsables;  d’un  autre  côté,  ils  n’oseraient
nèse^  maintenir  impitoyablement  la  détresse  financière  qui
sur  le  monde  commercial,  et  dont  il  leur  est  impf»ssihle  de
ou  d’apprécier  les  conséquences.
‘lui  ‘^ÿ‘^('teurs  ont  déjà  présenté  à  la  Chambre  des  Lords  un  projet
^  ‘ligerait  la  Banque  à  payer  scs  billets  en  lingots,  évalués  sur
            
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