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Ainsi revêtus d’une espèce de protectorat (jui doit embrasser les
intérêts généraux de la nation, les directeurs ne peuvent s’empêcher,
n 1 aspect des propositions récentes, de sentir pour elles quelque répugnance
et d’hésiter, quoiqu’il!volontairement, à sanctionner un
système qui dans toutes ses tendances, dans toutes ses manifestalons,
leur paraît s’attaquer aux intérêts de la nation plus immédiatement
encore qu’aux actes de la Banque.
U charte constitutive de la Banque ne lui a certainement point
concede le droit de contrôler les vues qui firésident au gouvernement
Puhtiquc, linancier et commercial de ce grand empire. Ce droit appartient
exclusivement à l’administration, au Parlement, à la société
en général, et la Banque n’y saurait prétendre pas plus qu’à
jiicter les principes qu elle croirait propres à dominer dans la po
ique générale. Son devoir spécial, sa fonction propre consistent à
administrer ses opérations de banque dans leurs rapports avec le service
des intérêts de la dette nationale, les dépôts conliés à scs soins, et
es avances qu’elle a faites habituellement à l’Klat. ^
Mais aujourd'hui que les directeurs, dominés par la nouvelle siuation
que leur a faite l’acte de I7<J7 , sont ap,,clés à constituer une
(. ^‘*1 numéraire, suilisantc pour alimenter notre cir-^■dlation
totale, aujourd’hui que, pour atteindre ce but dans un délai
(^terminé , on leur crie de régulariser la valeur de l’or sur le marché
g" **^*tant le montant de leurs émissions, à quelque prix que ce soit
j 'ni^pris des désastres qui en résulteraient pour les individus et
à société tout entière, ils se croient obligés par les lois les plus impé-J^^uscs
du devoir de soumettre franchement leur opinion aux miistrcs
de Sa Majesté. De cette manière on ne pourra pas considérer
‘18 tard leur concours et leur consentement apparents comme une
“(•tion véritable accordée à un système qu’ils croient entaché d’in
^‘'htudi s et de dangers.
Il leur est impossible de prévoir (|uel sera le cours des événements
deux années, et surtout p( ndant les quatre années qui
8uivre. Ils n ont aucun droit a proclamer des espérances hril
et peuvent appuyer sur rien, qui peuvent leur échapper
eon '*8‘levieiidraient responsables; d’un autre côté, ils n’oseraient
nèse^ maintenir impitoyablement la détresse financière qui
sur le monde commercial, et dont il leur est impf»ssihle de
ou d’apprécier les conséquences.
‘lui ‘^ÿ‘^('teurs ont déjà présenté à la Chambre des Lords un projet
^ ‘ligerait la Banque à payer scs billets en lingots, évalués sur