Full text : Oeuvres complètes

694  (DUVRES  DIVERSES.
les  prix  courants  du  jour.  Ils  avaient  ainsi  en  vue  de  reconnaître
quelle  serait  la  part  des  balances  commerciales  dans  le  retour  aux
situations  primières,  et  d’en  recueillir  immédiatement  tous  les  avantages. ­
  C’est  dans  un  but  analogue  qu’ils  ont  proposé  à  l’Etat  le
remboursement  d’une  grande  partie  des  sommes  que  lui  a  prêtées  la
Banque,  sous  la  garantie  de  l’Échiquier.
C.es  dispositions  laisseraient  d’ailleurs  le  temps  d’asseoir  un  jugement ­
  complet  sur  la  valeur  courante  des  lingots  ;  elles  permettraient
d’apprécier  dans  tous  leurs  résultats  riniluence  que  la  dernière  guerre
a  eue  sur  l’accroissement  de  la  dette  publique,  des  contributions  ,  des
prix  courants,  et  les  modilicationsqu’elle  a  introduites  dans  nos  relations ­
  avec  le  continent,  sous  le  rapport  des  questions  d  intérêt,  de
capital  et  de  commerce.  Enfin,  elles  nous  indiqueraient  jusqu  aquel
point  ces  résultats  sont  temporaires  ou  permanents,  et  quelle  est  1  étendue,
  l’énergie  de  leur  action.
Les  directeurs  avaient  eu  eux-mêmes  le  projet  de  concourir  à
l’exécution  de  ces  mesures,  en  profitant  de  toutes  les  circonstances
qui  permettraient  à  la  Banque  d’étendre  ses  achats  de  lingots  jusqu’à ­
  la  limite  prescrite  par  les  besoins  légitimes,  usuels  de  la  nation. ­
  Aucun  système,  aucune  prévision,  aucune  combinaison
leur  semblent  justifier  les  actes  qu’ils  pourraient  tenter  au  delà.
Les  mesures  que  l’on  propose  paraissent  destinées  a  ôter  a  la  Bail'
que  l’espèce  de  tutelle  qu  elle  exerçait  sur  les  besoins  ou  les  souffrances ­
  du  corps  commercial.  Si  les  directeurs  répugnent  à  y  donner
leur  consentement,  ce  n’est  point  par  un  manque  de  soumission  au
gouvernement  de  Sa  Majesté  ou  aux  vues  des  comités  du  Parlement.
Ils  reconnaissent  cette  puissante  hiérarchie,  mais  ils  sont  pleinemeid
convaincus  qu’ils  n’ont  pas  mission  d’assumer  ainsi,  de  leur  propre
mouvement,  la  responsabilité  de  mesures  qui  touchent  si  profon
dément  aux  intérêts  de  la  société  tout  eutièrti,  et  de  compromettre
ainsi,  par  un  consentement  tacite  ou  par  une  approbation  ouverte,
la  marche  de  l’agriculture,  de  l’industrie,  du  commerce,  du  revend
au  sein  du  royaume.
L’examen  de  ces  grandes  questions  et  du  degré  d’influence  qn^
peuvent  exercer  sur  l’économie  générale  du  pays  les  mesures  pm'
posées,  appartient  aux  deux  Chambres.  C’est  à  elles  et  non  à  la  BaO
que  qu’il  appartient  de  fixer,  de  déterminer  la  marche  à  suivre.
Quels  que  soient  les  commentaires,  les  critiques  hostiles  et  eO'
vieuscs  dont  on  ait  poursuivi  la  Banque,  sa  conduite  sage  et  pr«*'
dente  la  justifie  complètement.  Elle  a  constamment  réglé  le  montan
            
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