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les prix courants du jour. Ils avaient ainsi en vue de reconnaître
quelle serait la part des balances commerciales dans le retour aux
situations primières, et d’en recueillir immédiatement tous les avan
tages. C’est dans un but analogue qu’ils ont proposé à l’Etat le
remboursement d’une grande partie des sommes que lui a prêtées la
Banque, sous la garantie de l’Échiquier.
C.es dispositions laisseraient d’ailleurs le temps d’asseoir un juge
ment complet sur la valeur courante des lingots ; elles permettraient
d’apprécier dans tous leurs résultats riniluence que la dernière guerre
a eue sur l’accroissement de la dette publique, des contributions , des
prix courants, et les modilicationsqu’elle a introduites dans nos rela
tions avec le continent, sous le rapport des questions d intérêt, de
capital et de commerce. Enfin, elles nous indiqueraient jusqu aquel
point ces résultats sont temporaires ou permanents, et quelle est 1 é-
tendue, l’énergie de leur action.
Les directeurs avaient eu eux-mêmes le projet de concourir à
l’exécution de ces mesures, en profitant de toutes les circonstances
qui permettraient à la Banque d’étendre ses achats de lingots jus
qu’à la limite prescrite par les besoins légitimes, usuels de la na
tion. Aucun système, aucune prévision, aucune combinaison
leur semblent justifier les actes qu’ils pourraient tenter au delà.
Les mesures que l’on propose paraissent destinées a ôter a la Bail'
que l’espèce de tutelle qu elle exerçait sur les besoins ou les souf
frances du corps commercial. Si les directeurs répugnent à y donner
leur consentement, ce n’est point par un manque de soumission au
gouvernement de Sa Majesté ou aux vues des comités du Parlement.
Ils reconnaissent cette puissante hiérarchie, mais ils sont pleinemeid
convaincus qu’ils n’ont pas mission d’assumer ainsi, de leur propre
mouvement, la responsabilité de mesures qui touchent si profon
dément aux intérêts de la société tout eutièrti, et de compromettre
ainsi, par un consentement tacite ou par une approbation ouverte,
la marche de l’agriculture, de l’industrie, du commerce, du revend
au sein du royaume.
L’examen de ces grandes questions et du degré d’influence qn^
peuvent exercer sur l’économie générale du pays les mesures pm'
posées, appartient aux deux Chambres. C’est à elles et non à la BaO
que qu’il appartient de fixer, de déterminer la marche à suivre.
Quels que soient les commentaires, les critiques hostiles et eO'
vieuscs dont on ait poursuivi la Banque, sa conduite sage et pr«*'
dente la justifie complètement. Elle a constamment réglé le montan