PI.AN D UNE BANQUE NATIONALE. 703
richir le gouvernement des bénélices que la banque prélevait à titre
Pdérèts sur le montant de ses émissions.
existe pourtant une autre objection vers laquelle je sollicite l’at-
^Dtioii du lecteur.
vo’^** serait dangereux de cou lier au gouvernement le pou-
d’émettre de la monnaie de papier , qu’il en abuserait certaine-
1)1. dans le cas où il faudrait faire face aux exigences inflexi-
d’une guerre, il cesserait de payer ses billets au porteur en
peces, et que dès ce moment la circulation prendrait le caractère
papier-monnaie national. J’avoue que nous aurions fortement
^ redouter de pareils dangers, si le gouvernement, c'est-à-dire les
^^Diistres, devait être pei*sonnellemeut investi du droit d émettre
^ papier. Mais je propose de déposer ce droit entre les mains de
^oimissaires que le vote de l’une ou des deux Chambres du Parle
^ent pourrait révoquer. Afin de prévenir toute intelligence entre les
"imissaires et les ministres, je propose aussi de proscrire toute es-
de relations trésoraires entre eux Les commissaires , compléte-
alfrancbis de tout contrôle ou de toute iniluence gouvernemen-
^ J, Ile devraient, sous aucun prétexte, prêter des fonds a l’État. Les
^a^^ii'tres n’auraient dès lors sur des fonctionnaires aussi indépen-
[)os autorité, qu’un pouvoir bien inférieur à celui qu'ils
a i'Sedent actuellement sur les directeurs de la banque. L’expérience
® appris combien peu ces derniers ont su résister au magné-
a^nie ministériel, et combien de fois ils ont consenti à multiplier les
^^^'ices sur les bons de l’ixbiquier, au moment même où ils décla-
turp qu elles devaient porter atteinte à la solidité de leur
^ ‘^'^cment et à l’intérêt général. Si l’on dépouille la correspon-
du gouvernement avec la banque antérieurement a la suspen-
sen** des paiements en I7‘J7, on y lit que la banque attribuait (faus-
rrie*^*'^’ »Uii, dans cette circonstance ) la néœssité de cette
demandes réitérées et urgentes que le gouvernement lui
^ issait dans le but d'obtenir une augmentation d’avances. Je de-
que* ! pays lie trouverait pas dans la substitution du plan
lie t au système des émissions actuelles de la banque, s’il
'il)l pas, dis-je , dans l’institution de commissaires inamo-
gar-^^ .^^stinés a créer la monnaie de papier du pays, de puissantes
Contre toutes les influences de nature à agir sur l'esprit de
¡!)¡ einettent le papier, et à les faire dév ier de la ligne du devoir,
fjj. ^^^^ernement avait besoin d’argent, il serait obligé de l’acqué-
ai les voies légitimes, soit en levant des taxes, en émettant et