Full text : Oeuvres complètes

745

SYSTEME  DÉS  DETTES  CONSOLIDÉES.
intérêts  dc^  la  dette  :  et  nous  serons  bien  heureux  si,  à  la  fin  de  la
crise,  l’amortissement  conservait  dans  ses  caisses  banales  un  fonds
*ûodique  de  2  millions.
•^ous  croyons  avoir  suffisamment  démontre  que  les  ministres  ne
peuvent  garantir  l’inviolabilité  de  la  réserve  :  or,  sans  cette  garantie,
l’amortissement  devient  une  arme  dangereuse  à  nos  finances.  Rembourser ­
  toute  notre  dette,  ou  une  partie  de  notre  dette,  c’est,  à  notre
®'is,  un  acte  fort  salutaire  ;  mais  à  condition  d’éviter  pour  l’avenir
les  périls  qui  accompagnent  l’institution  de  l’amortissement.  Tel  qu’il
®st  constitué,  et  de  quelque  manière  qu’il  puisse  même  être  constitué,
ce  fonds  est  impuissant  à  éteindre  des  emprunts  ;  mais  si,  au  lieu  de
recourir  au  crédit,  on  payait  la  dette  au  moyen  d’une  taxe  sur  la
propriété,  on  pourrait  atteindre  au  résultat  tant  désiré,  tant  cherché
P®r  nos  plus  grands  financiers.  C’est  le  seul  moyen  de  nous  défaire
^^yalement  de  notre  dette,  et  ce  moyen,  il  suffirait  de  le  mettre  en  œu-''re
  pendant  deux  ou  trois  années  de  paix.  Les  objections  qu’on  peut
présenter  à  c«  plan  ne  diffèrent  pas  de  celles  qu’on  a  soulevées  au  sudes
  surtaxes  de  guerre,  et  que  nous  espérons  avoir  réfutées.  Les
^^pitalistes,  ainsi  remboursés,  dira-t-on,  seront  nantis  de  capitaux
^ont  ils  trouveront  difficilement  l’emploi.  Mais  ne  voit-on  pas  que  les
^Manufacturiers  et  les  propriétaires  auront  besoin  de  vastes  sommes
peur  effectuer  leurs  paiements  à  l’Échiquier?  Dès  lors  ces  différentes
riasses  de  citoyens  s’associeront  indirectement  :  les  uns  prêteront
*®Mr  capital  aux  autres  qui  le  feront  valoir,  et  cela  sans  qu’il  y  ait  le
*Meinsdu  monde  besoin  de  l’intervention  de  l’État.  Nous  nous  trou-'^crions
  ainsi  débarrassés  d’un  fléau  financier  qui  gêne  et  ruine  no-^*‘c
  commerce  et  notre  industrie.
^^c  plus  grande  sécurité  qu’on  puisse  donner  au  maintien  de  nom
*'®lations  pacifiques  avec  le  dehors,  c’est  l’obligation  pour  les  mi-M*stres
  de  lever  de  nouvelles  taxes  pour  faire  face  aux  dépenses  de
M  guerre.  Laissez  croître  au  contraire  l’amortissement  sous  leurs
,  sous  leurs  mains,  et  ils  se  lanceront  imprudemment  dans  la
'"Mie  périlleuse  des  emprunts  de  toute  nature.  L’argument  favori  de
Mms  chanceliers  de  l’Échiquier,  quand  ils  veulent  créer  de  nouvelles
destinées  à  de  nouvelles  réserves,^consiste  à  dire  ceci  :  «  L’é-*
  franger  nous  respecte  :  il  craindra  de  nous  insulter,  de  nous  provo-^Mer,
  quand  il  saura  que  nous  possédons  des  ressources  aussi  formi-“
  tables.  »  L’argument  respire,  sans  doute,  le  patriotisme  le  plus
®^alté  ;  mais  que  signifie-t-il  en  définitive,  si  ce  n’est  que,  pour  eux,
MMiortissement  est  une  arme  de  guerre  dont  ils  sauront  se  servir  à
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.