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LA HONGRIE
supérieurs, on trouve la petite race d’origine barbe, tout à fait appropriée
à ces contrées âpres et rocheuses. Les haras de Belovar et des anciens
régiments de Brod et de Gradisca fournissent d excellents chevaux pour la
remonte de la cavalerie.
Sur le côté droit de la place, une vaste ondulation de croupes brunes et
blanches ressemblait à des vagues frangées d’écume : c’étaient des milliers
de vaches, de bœufs ou de moutons couchés ou debout, allant et venant,
seuls, accouplés ou en caravane. Les agneaux appelaient leur mère, dont
on les avait séparés; des bergers à demi sauvages, à la chevelure inculte,
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Au milieu de la cour s’élevait un puits.
vêtus d’un manteau et d’une chemise en lambeaux frottée de suif, la tête
surmontée d’un bonnet en peau de mouton, les jambes enveloppées de
bandelettes, se tenaient çà et là dans une immobilité de statue, appuyés sur
leur long bâton. Au loin on entendait des troupeaux d’oies qui semblaient
sonner du clairon comme celles du Capitole, et des canards qui criaient
comme des tuyaux d’orgue détraqués.
Nous passâmes devant une longue lile de paysannes se tenant derrière
des sacs ouverts, remplis de semence de lin, de chanvre, de colza. Le lin et
](> chanvre se cultivent uniquement pour les besoins domestiques, car c’est
la femme qui, dans ces provinces, confectionne tous les vêtements de la
famille Sur les bords de la Save et dans les Confins militaires, les femmes
tissent également des tapis presque aussi merveilleux que les tapis turcs, et