DE L’ADRIATIQUE AU DANUBE.
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quelques plantes vivaces, se dressait une tente fermée, enguirlandée de
branches de sapin; à droite, sur un tas de pierres, se tenait l’orchestre,
composé de quatre musiciens.
Notre brusque apparition ne parut troubler personne. La musique et le
cbant continuèrent avec le même entrain. De même que les Slaves et les
Hongrois, les Tziganes ont leurs chansons et leurs mélodies populaires;
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...Une tour se tient encore debout...
mais ou s’étonne que l’amour si profond tpi’ils ont pour la nature n’ait pas
produit chez eux une poésie qui leur soit plus personnelle, qui ait une
saveur plus marquée, une tournure plus originale.
Le chef de la tribu, assis sur un tas de vieux tapis, occupait la place
d honneur ; il était en costume de parade : tricorne brodé de galons
d’argent, écharpe ornée de ses armes et passée autour de la taille. Mon
cocher me conduisit à lui et lui dit que je parlais T allemand. Il m’adressa
aussitôt la parole dans cette langue, qu’il prononçait a la manière hongroise,
en traînant. J’entamai un dialogue émaillé de florins, et qui aboutit a une
invitation faite par lui de m’asseoir à ses côtés et de prendre part a la
fête.
Ces Tziganes célébraient une noce. Beaucoup de Bohémiens des em i-