DE L’ADRIATIQUE AU BAVURE.
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cuirs, ses laines, ses fourrures, ses céréales; elle trafiquait aussi le jhair
humaine, elle faisait la traite des blancs et vendait les serfs de Bohême, de
Moravie et des pays wen des.
Les nobles seigneurs de l’époque avaient accaparé exclusivement à leur
profit ce commerce peu chrétien.
L'Orient envoyait de son côté à l’Occident la soie brute, les manteaux
de pourpre, les draps d’or, les habits et les ornements sacerdotaux, les
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En 1805, ce sont les Français qui apparaissent.
ceinturons d’épée aux agrafes de bronze, de cuivre, d’or ou d argent, fine
ment ouvragés, et ciselés par la main habile des artistes helléniques et
byzantins.
Toutes les essences de l’Asie, toutes les épices, le safran, le poivre,
le gingembre, les muscades, la cannelle, qui était le cinnamome des
anciens, suivaient la voie du Danube pour venir jusqu’à Vienne et Itatis-
bonne.
Mais le passage des Barbares n’était qu interrompu ; Tamerlan se dressa
tout à coup au seuil de l’Europe comme une autre vision de la Mort, comme
si l’ombre d’Attila fût sortie de son tombeau.
Il conduisit ses bandes à l’assaut et au pillage des villes magyares, em
ployant toute espèce de stratagèmes pour jeter l’épouvante autour de lui.
Il incendiait les forêts, il attaquait la nuit aux sons d instruments qui
sonnaient comme les trompettes de Jéricho, il attachait de gigantesques