Full text : La Hongrie de l'Adriatique au Danube

DE  T/A  D  II  I  A  TI  QUE  ATT  DATSCHE.

I

transforma  on  volcan  :  les  bombes,  les  grenades,  les  boulets  rouges,  tombèrent
  comme  une  grêle  de  fer  et  de  feu  sur  les  Hongrois,  qui  se  virent
obligés  de  reculer,  après  trois  heures  de  lutte  acharnée.
Quatre  jours  plus  tard,  le  21  mai,  Goergev  avait  repris  ses  dispositions
pour  une  nouvelle  tentative  contre  la  place.
•V  partir  de  neuf  heures  du  soir,  on  commença  à  Ialigner  les  assiégés  par
on  bombardement  redoublé  et  par  b  exécution  de  fausses  manœuvres.  Pen-‘Innt
  ce  temps,  les  colonnes  d’attaque  s’avançaient  le  plus  près  possible  de
l>‘i  forteresse.  Goergev  était  resté  sur  la  montagne  des  Souabes,  d’où  il  dirigeait ­
  le  mouvement.  A  trois  heures  du  matin  ,  une  fusée  tirée  an  quartier
général  donna  le  signal  de  l’assaut.
Ions  les  canons  des  batteries  hongroises  tonnèrent  à  la  fois;  une  immense
clameur  monta  dans  le  ciel;  et  les  honveds,  sortant  comme  des  spectres  de
dessous  terre,  se  mirent  à  escalader  les  murailles  à  l’aide  de  grandes  échelles,
bes  Impériaux  les  accueillirent  par  de  terribles  fusillades,  mais  rien  n’arleta
  la  fougue  de  cette  milice  nationale.  Ceux  qui  tombaient  étaient  remplacés ­
  par  d’autres,  comme  le  Ilot  remplace  le  Ilot.  Le  général  Hentzi
monta  lui-même  sur  la  brèche  pour  la  défendre.  La  lutte  durait  depuis
deux  heures.  L’aube  naissait,  et  le  combat  était  encore  indécis.  Enfin  les
Impériaux  furent  refoulés  jusque  dans  la  forteresse;  Hentzi,  atteint  d’une
balle,  était  tombé  mortellement  blessé  et  avait  été  transporté  dans  les
casemates.  Les  honveds,  dans  un  élan  indescriptible,  se  jetèrent  sur  les
canons  qui  les  mitraillaient  à  bout  portant  ;  ils  en  prirent  plusieurs  qui
étaient  encore  chargés,  et  dont  ils  avaient  tué  les  servants  à  coups  de
baïonnette.  A  neuf  heures,  les  Magyars  étaient  maîtres  de  la  place;  ils
avaient  perdu  six  cents  hommes,  et  lait  vingt-cinq  mille  prisonniers.
Mais  le  triomphe  des  Hongrois  ne  fut  pas  de  longue  durée;  le  13  juillet,
Hude  retombait  au  pouvoir  des  Autrichiens,  et  le  gouvernement  révolutionnaire ­
  devait  fuir  au  delà  de  la  Theiss,  dans  la  grande  puszta  de  Debreczen.
Près  de  la  place  du  Château,  un  petit  chemin  de  fer  à  crémaillère,
presque  perpendiculaire,  fait  la  navette  entre  la  ville  haute  et  la  ville  basse.
Les  rues  de  Bude  ont  quelque  chose  de  champêtre,  de  campagnard.
Sans  cesse  passent  de  grands  chariots  attelés  de  bœufs  ou  de  chevaux  aux
harnais  historiés  ,  ornés  de  plaques  et  de  croissants  en  cuivre  ;  dans  les
cours  des  auberges,  on  voit  des  encombrements  de  véhicules  et  de  chars
rustiques,  qui  amènent  du  blé,  du  vin  ,  des  fruits,  du  tabac  b
1  11  y  a  en  Hongrie  8,557,01)0  hectares  île  champs  labourables,  3,417,500  hectares  de  prairies
            
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