Mais il y a lieu de dire que l’empire d’Autriche présente , pour la dillusion de
¡’instruction, cette circonstance particulière, que les populations qui en l'ont
partie se servent de dix-neuf langues ou idiomes différents, ce qui oblige à
enseigner presque partout au moins deux langues : la langue maternelle d’a
bord , et l’allemand ensuite.
Dans l’Allemagne centrale et en Suisse la fréquentation est générale et
assurée par une surveillance régulière dont nous fournissons des exemples :
(rapport sur la Bavière). Mais, malgré les obstacles naturels ou l’inertie de
certaines populations isolées du mouvement intellectuel, partout le principe
subsiste; aussi, l’exception étonne-t-elle, quand elle ne se présente pas comme
la conséquence de circonstances évidentes.
C’est ainsi que le colonel d’un régiment d’un des petits Etats d’Allemagne ayant
trouvé sur un contingent de huit cents hommes, qui lui étaient récemment
envoyés, quatre jeunes gens qui ne savaient pas lire, le fait parut assez extraor
dinaire pour qu’on fit ouvrir une enquête, afin d’en avoir l’explication.
DUCHÉ DE JîADE. PRISONNIERS.
Une preuve de 1 accomplissement de ce devoir nous est fournie par la sta
tistique commerciale du grand-duché de Bade fl) , qui contient les résultats
suivants relatifs aux condamnés à des peines diverses, c’est-à-dire à la partie
la plus infime de la population.
Sur îoo condamnés, it y avait en.
HOMMES.
Sachant lire et écrire
Sachant lire, mais non écrire.
Ne sachant ni lire ni écrire. . .
Sachant lire et écrire
Sachant lire, mais non écrire.
Ne sachant ni lire ni écrire.. .
1859.
97,21
1,02
1,76
92,14
0,71
7,14
i860.
97,79
0,14
2,05
94,21
1,73
4,04
,86,.
97,38
0,13
2,47
88,17
0,29
4,72
97,40
0,43
2,09
91,77
2,58
5,30
Il faut cependant reconnaître que, malgré les prescriptions de la loi, et
sens que des circonstances spéciales puissent en justifier l’inobservation, il y a
(1) Die Gewerbe im Grossherzogthum Baden, par M. le docteur R. Diclz page 102).