nous empruntons à un rapport fort bien fait sur l’exposition des écoles et des
établissements de Vienne, présenté en 1862 à M. le chevalier de Schmerling,
par M. le baron Helfert (l) .
L’on y voit très-clairement le système, si mal compris encore en France, de
la séparation des élèves qui, après avoir commeneé leurs éludes élémentaires
en commun, jusqu’à un certain degré, se dirigent, les uns vers les gymnases,
pour continuer celles de littérature, les autres vers les écoles réelles spéciale
ment destinées aux études scientifiques appliquées.
Dans les gymnases, un partage analogue se produit. Leurs classes inférieures
préparent les élèves aux écoles d’ofliciers de santé, de pharmacie, d’art vétéri
naire et d’administration, ainsi qu’aux écoles inférieures pour les agriculteurs,
les forestiers, les mineurs, les commerçants et les industriels, tandis que les
classes supérieures conduisent d’abord aux études universitaires d’ordre élevé,
aux facultés de théologie catholique, de droit, de médecine et de philosophie,
ou, dans d’autres cas , directement aux écoles de théologie protestante, grecque
ou autres, et à ce que l’on nomme les académies de droit, de langues orien
tales et des rabbins. Enfin, ces gymnases supérieurs envoient aussi des élèves
aux instituts polytechniques et aux académies des forêts, des mines et d’agri
culture.
De même, les écoles réelles sont divisées en deux catégories : celles d’ordre
inférieur mènent aussi aux écoles spéciales d’agriculture, d’agents forestiers, de
mineurs, de commerçants et d’industriels; celles du degré supérieur dirigent
leurs élèves vers les instituts polytechniques et, de là , vers les divisions spéciales
des constructions civiles, des ponts et chaussées, de la mécanique et de la chi
mie appliquées. En concurrence avec les gymnases supérieurs, elles conduisent
aussi aux académies d’agriculture, des forêts . des mines et spécialement à celles
de la marine et du commerce.
D’une autre part, et dès les écoles primaires, l’on voit une partie des enfants
dont elles ont commencé l’instruction, entrer de suite dans les écoles spéciales
pratiques d’ordre inférieur, destinées, les unes aux temmes, comme les écoles
de sages-femmes, les écoles supérieures et les pensionnats de jeunes filles, et
les écoles normales d’institutrices; les autres, sous le nom d’écoles du dimanche,
d’écoles d agriculteurs, de vignerons, de jardiniers, de pilotes et de mineurs
destinées aux garçons.
Sur le même rang que les écoles primaires, mais à part, on trouve les asiles
qui recueillent les aveugles et les sourds-muets.
O Bericht über die Austeilung von Schul und Unterrichts-g egenständen in Wien. Vienne, 1862.