Full text : Rapport sur l'organisation de l'enseignement industriel en Allemagne et en Suisse

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réguliers  et  des  auditeurs  libres  entre  les  différents  cours;  mais  il  fait  voir  en
même  temps  que,  dans  la  division  des  constructeurs,  les  cours  de  troisième
année  sont  beaucoup  moins  suivis  que  ceux  des  deux  premières  années  :  cette
différence  provient  sans  doute  de  ce  que  ce  dernier  cours  est  plus  spécialement
suivi  par  les  élèves  qui  aspirent  à  devenir  architectes  pour  les  bâtiments  publics, ­
  tandis  que  les  autres  suffisent  pour  les  travaux  privés.
On  peut  aussi  remarquer  une  différence  analogue  et  considérable  pour  la  division ­
  des  mécaniciens,  qui,  de  71  élèves  en  première  année,  se  trouve  réduite
à  a5  en  troisième.  Peut-être  en  rendant  l’enseignement  plus  simple,  comme
nous  l’indiquerons  plus  loin,  parviendrait-on  à  conserver  jusqu’à  la  fin  des
études  un  plus  grand  nombre  d’élèves.
Observations  générales.  —  On  voit  par  ce  qui  précède  que  l’institut  polytechnique ­
  de  Zurich  est  à  la  fois  une  école  de  sciences  pures  et  une  école  d’application. ­
  Dans  les  cinq  premières  divisions,  qui  sont  tout  à  fait  techniques,  les
études  théoriques  sont  conduites  de  front  avec  les  études  pratiques  ou  d’application ­
  ,  et  doivent,  au  point  de  vue  théorique,  être  limitées  à  ce  qui  est  nécessaire. ­
  Dans  la  sixième  division  au  contraire  ,  où  l’enseignement  libre  embrasse
de  nombreuses  et.  diverses  branches  d’études  purement  scientifiques,  ces  études
peuvent  recevoir  beaucoup  plus  de  développement  :  ce  qui  est  d’autant  plus
convenable  que  cette  division  est  naturellement  destinée  aux  jeunes  gens  qui
se  proposent  de  cultiver  les  sciences,  soit  pour  elles-mêmes,  soit  pour  se  livrer
plus  tard  à  l’enseignement.
C’est  précisément  parce  que  cette  dernière  division  offre  à  ceux  des  élèves
qui  le  désirent  tous  les  moyens  d’étendre  leurs  études  théoriques,  sans  être
astreints  à  aucune  limite  de  temps,  qu’il  nous  paraîtrait  possible  d’alléger  un
peu  la  partie  de  l’enseignement  mathématique  des  divisions  spéciales  des  cous
trucleurs,  des  ingénieurs  et  des  mécaniciens,  auxquels  on  peut,  sans  recourir
à  l’analyse  mathématique  supérieure,  donner  sur  la  résistance  des  matériaux,
sur  la  stabilité  des  constructions  et  sur  la  mécanique,  des  notions  aussi  développées ­
  qu’il  est  nécessaire,  à  l’aide  des  éléments  de  la  géométrie,  de  l’algèbre  et
de  l’analyse  infinitésimale.  Mettre  ainsi,  par  des  méthodes  simples,  la  science
à  la  portée  de  tous  les  élèves,  sans  rien  ôter  de  leur  rigueur  aux  démonstrations, ­
  c’est  en  faciliter  la  diffusion,  c’est  la  faire  goûter  à  un  plus  grand  nombre
d’esprits,  sans  en  abaisser  le  niveau.
Telles  sont  les  seules  observations  que  nous  nous  permettrons  de  faire  sur
l’ensemble  de  l’enseignement  donné  par  les  savants  professeurs  de  1  école  polytechnique ­
  de  Zurich.
Installation.  —  L’école  polytechnique,  dont  nous  venons  de  faire  connaître
            
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