Full text: L' Industrie cotonnière en Allemagne

114 
L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE 
et il ne reçoit, comme indemnité, que l’indemnité qu’il 
eût reçue étant en traitement à l’hospice. 
Dans une partie de l’Allemagne, le malade a le droit 
de choisir son médecin ; en Prusse rhénane, il en est 
ainsi. Là, les médecins se sont syndiqués; le comité du 
syndicat a établi un tarif des visites, opérations, etc. Les 
caisses de malades versent au comité du syndicat des 
médecins tant par visite ou opération, etc., et le Comité 
répartit entre les médecins qui ont traité. A première 
vue, ce système parait plus équitable, plus pratique, et 
devoir mieux satisfaire l’ouvrier qui a toujours une ten 
dance à se métier et à se plaindre du médecin attitré 
d’une caisse de malades. Mais, il n’est hélas rien de par 
fait; il parait que cette manière de procéder a ses incon 
vénients, même depuis la fondation du syndicat. 
Dans la plus grande partie de l’Allemagne les caisses 
de malades ont un ou plusieurs médecins attitrés. Néan 
moins, pour des cas particuliers, elles s’adressent à des 
spécialistes. Dans le cas de médecins attitrés et lorsqu’un 
malade, atteint d’une maladie qui ne réclame pas les 
soins ou l’intervention d’un spécialiste, persiste à vou 
loir choisir son médecin, il le peut. Mais les frais occa 
sionnés par ce médecin restent à la charge du malade; 
celui-ci reçoit, bien entendu, l’indemnité correspon 
dante a sa catégorie de salaire ainsi que les médicaments 
prescrits par le médecin de son choix; mais les médica 
ments ne lui sont donnés gratuitement qu’à condition 
qu il les prenne dans les pharmacies avec lesquelles la 
caisse des malades a un abonnement. 
L’ouvrier qui tombe malade informe son contremaître ; 
celui-ci avise le bureau qui remet une carte à l’ouvrier 
et fait prévenir le médecin. Ce dernier inscrit sur la carte 
la date du début de la maladie, ainsi que ses observa 
tions; après guérison, constatée sur la carte, celle-ci
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.