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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
est moins sujette à accidents quand elle est isolée, que
lorsqu’elle est compliquée de teinture, tou läge et grat
tage, que même dans ce dernier cas, elle donne encore
lieu à moins d’accidents qu’un tissage mécanique, lequel
est moins dangereux qu’un retordage, même lorsque ce
lui-ci n’est pas accompagné de blanchiment, teinture et
apprêt, que ce retordage même avec blanchiment, tein
ture et apprêts produit annuellement moins d’accidents
qu'une filature de coton, et qu’une installation électrique
dépasse encore cette dernière industrie, en dangers pour
les ouvriers D’où, des coefficients de dangers, dont il
est tenu compte dans le calcul des primes, c’est-à-dire
des cotisations annuelles à payer. Par exemple, le coef
ficient de la bonneterie est de 10 si elle est isolée, de 25 si
elle est accompagnée de teinture, foulage, grattage. Un
tissage mécanique est coté à 30, le retordage seul a le
chiffre 40, mais il monte à 70 s’il possède blanchiment,
teinture et apprêts. La filature de coton, avec retordage
(ou sans retordage) est cotée à 100, et l’installation élec
trique à 125.
Il est à remarquer que ces coefficients, vérifiés chaque
année, ne varient pour ainsi dire pas, pour une même
industrie ; la même proportion d’accidents se reproduit
toujours à peu de chose près. Si par hasard elle venait à
varier, le coefficient serait changé après quelques années,
constatant la stabilité de cette variation. Dans une même
branche d’industrie, il peut être attribué à l’un ou l'autre
fabricant, un coefficient plus fort, si la statistique prouve
que son usine est notablement et constamment plus
dangereuse que la moyenne.
Le chiffre des salaires payés entre naturellement en
ligne de compte pour la fixation des cotisations, et tout
naturellement aussi, la cotisation est proportionnelle à ce
chiffre.