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L INDUSTRIE COTONNIERE EN ALLEMAGNE
tinus, a une hauteur de 5 mètres sous les voûtes. La
transmission commandant les continus à filer fait
320 tours.
Les lieux d’aisance sont situés dans une tour distante
du bâtiment de 3 â 4 mètres; les salles y sont reliées par
des passerelles couvertes ; les sièges sont à circulation
d’eau et obliques ; la plus grande propreté partout.
A l’entrée principale de la filature se trouvent les ves
tiaires, pour les hommes et les femmes séparément ; ils
changent donc de vêtements avant d’entrer dans les
salles Au sous-sol, réfectoires spacieux, très proprement
installés, pour hommes, femmes et filles séparément,
pourvus d’appareils de chauffage à vapeur, pour ré
chauffer et même cuire les aliments. — Chaque salle
est d’ailleurs pourvue d’appareils réchauffeurs pour
les aliments. — Travail, onze heures par jour, soit
de 6 heures à midi et de 1 heure à 6 heures, sans
arrêt. Toutefois, les ouvriers à la journée ont un quart
d’heure à 8 heures et à 4 heures et ne travaillent donc que
10 h. 1/2 net. Les ouvriers aux pièces mangent en tra
vaillant, leur déjeuner et goûter. L’ouvrier à la journée
gagne environ 2 marks 30 à 2 marks 40 (2 fr. 87 à 3 fr.)*
Une soigneuse de continus sur 500 broches, gagne de
2 marks 35 à 2 marks 55 (2 fr. 93 à 3 fr. 19).
tandis que la loi oblige l’ouvrier à prendre à sa
charge les 2/3 de la cotisation de la caisse des malades,
et impose le troisième tiers à l’industriel, dans cet éta
blissement, la fabrique prend volontairement 2/3 de cette
cotisation a sa charge, n’en laissant qu’un tiers aux frais
de 1 ouvrier. Les lemmes en couches reçoivent de la fabri
que, outre 1 allocation légale fournie par la caisse des
malades, une gratification de 10 marks (12 fr. 50).
Bains et douches gratuits, à l’usine ; il est pris environ
10.000 bains par an par les 1.500 ouvriers — tout coin-