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l’industrie COTONNIERE EN ALLEMAGNE
Il existe un fonds de pension doté par la fabrique et
qui possédait en 1905, 143.000 marks (178.500 fr.). Son
but est de compléter la pension payée par le gouverne
ment aux ouvriers âgés ou infirmes. Toutefois, la pension
ainsi payée volontairement par la fabrique, ne dépasse
jamais 240 marks (300 fr.) par an. La fabrique consacre
annuellement une somme d’environ 17.000 marks (21.200
fr.) aux pensions et secours.
Maisons d’habitation confortables dans chacun des
établissements, établies sur le principe d’un revenu brut
de 3 % du prix de revient.
Un directeur d’établissement qui a passé une dizaine
d’années dans les divers centres cotonniers français,
comme contremaître, employé quelquefois comme ou
vrier, disait textuellement ceci :
En Allemagne, nous estimons que :
I o L’une des plus grandes fautes que puisse commettre
un industriel, c’est d’accepter que ses entants fassent leui
apprentissage pratique et débutent chez lui, dans son
propre établissement. L ignorance, la routine et leuis
conséquences en sont les résultats.
2° Pour commander un personnel efficacement, en êtie
indépendant et avoir son estime, il est indispensable
d’avoir une expérience pratique bien assise, d’avoir vu
ce qui se fait ailleurs, et d’avoir eu la responsabilité d un
emploi chez des étrangers. Celui qui n’a pas appris a
obéir ne sait pas commander. Il en est de même, a p eU
de chose près, en fabrication surtout, de celui qui n’a pas
travaillé de ses mains. Il y a un précipice entre appren
dre à faire soi même, et regarder faire les autres.
3° Un industriel doit être à même de lire à peu près tout
ce qui s’écrit concernant son industrie: il est indispensa-