lile par conséquent, qu’il connaisse un peu les langues
étrangères les plus importantes au point de vue de son
industrie et de son commerce. Celte connaissance lui fa
cilitera en outre, des relations avec ces pays.
Il est toujours pénible de se séparer de ses enfants et
de les envoyer par le monde. Leurs mères s’y résignent.
Ce sacrifice est peut-être moins dur, moins ressenti,
parce que, les familles étant nombreuses, il reste d’autres
enfants dont il faut s’occuper aussi.
La première instruction terminée, y compris l’étude
sommaire du français et de l’anglais, l’un des fils est en
voyé à l’Ecole de filature et tissage, à Reutlingen, par
exemple. Après un stage d’un ou deux ans dans une mai
son de construction sérieuse, il ira en Belgique, en
France, en Angleterre, aux Etats Unis, offrir ses ser
vices, se perfectionner dans les langues, dans la pra
tique de sa partie. Un autre fils ira d’abord à l’Ecole
supérieure commerciale, puis à Anvers, à Londres, à
New-York. Ainsi de suite pour les autres. S'il est néces
saire qu’ils viennent coopérer à la direction de l’établis
sement paternel, ils seront à même d’y rendre des ser
vices. Ils ne dépendront pas de leur personnel, ils le con
duiront.