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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
chauffe à 250° G., au cylindre. Economiser, malgré la
surchauffe Machine à vapeur Compound de 800 che
vaux pour les machines commandées par courroies. Ma
chine à vapeur spéciale de 200 chevaux pour l'éclairage
électrique. Et turbine à vapeur à électrogène Brown-Bo-
very de 600 chevaux pour le report de force électrique.
Bâtiment à étages voûtés. Système d’humidification
très complet installé dans les caves ; l’air humidifié est
envoyé dans les salles par des canaux réservés dans les
murs d’un côté, et redescend par des canaux ménagés
dans les parois opposées.
Chaque salle a son vestiaire pour hommes et son ves
tiaire pour femmes, avec lavabo.
Salaire des soigneuses de bancs à broches, 2 marks 50
à 3 marks 20 (3 fr. 12 à 4 fr.) et même 3 marks 40 (4 fr. 25).
Aux continus, les soigneuses travaillent sur 440 broches
et gagnent de 2 marks à 2 marks 30 (2 fr. 50 à 2 fr. 87).
La cotisation nécessaire à l’alimentation de la Caisse
des malades est de 3 3/4 %. La fabrique fournit le tiers
exigé par la loi, soit 1 1/4 % et l’ouvrier 2 1/2 % du sa
laire.
Les logements de trois chambres et cuisine, cave, gre
nier et jardin, se louent de 10 à 14 marks par mois, soit
120 à 160 marks par an (150 à 200 fr.).
Belle installation de bains et douches, à l’usage des
ouvriers.
Bibliothèque notablement utilisée.
Petit restaurant qui fournit contre paiement au comp
tant, un demi-litre de soupe pour 10 pfennigs (12 % c.),
une portion de viande à 15 pfennigs (18 % c.), et de légu
mes à 10 pfennigs. La boisson — en général — est la
bière. L’ouvrier ne boit pas d’alcool, où du moins, c’est
extrêmement rare.
L’établissement possède une Société coopérative qui