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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
Il existe actuellement en Allemagne environ 40 établissements
— parmi lesquels deux pour dames, —
s’occupant de la guérison des alcooliques de tout âge et
de toutes conditions ; presque tous sont dirigés par des
ecclésiastiques. Ils peuvent accueillir au total, environ
800 pensionnaires. Il n’y avait en 1890 que 9 établissements;
leur nombre s’élevait à 27 en 1900, et s’était accru
de 13 en 1905. Le nombre total des alcooliques traités
jusqu’ici dépasse 5.000, et l’on admet que 50 à 60 % d’entre
eux ont été guéris totalement; 20à 30 % ont été améliorés,
c’est-à-dire guéris pour un certain temps; enfin,
15 à 20 % n’ont pu être conservés ou étaient incurables.
Ce sont de beaux résultats. Malheureusement, le traitement
est forcément coûteux; car l’expérience a démontré
qu’il fallait au minimum une année de séjour pour
obtenir un résultat vraiment complet et durable. La plupart
des établissements sont dûs à l’initiative privée; cependant,
il en est qui sont plus ou moins directement
dépendants de la bienfaisante administration des assurances
gouvernementales contre l’invalidité. Certaines
de ces installations sont luxueuses, mais il en est aussi
de toute simplicité. Le prix de pension et traitement
annuel varie environ de 250 francs pour ceux dans lesquels
les pensionnaires sont astreints à un certain travail
manuel, jusqu’à 3.000 francs, en passant par tous les
degrés.
Il en est de catholiques et de protestants. Le principal
établissement catholique est celui de Saint-Camille, a
Werden-Heidhausen près d’Essen, en Prusse-Rhénane,
à peu de distance de Dusseldorf. Il peut recevoir 70 pensionnaires
et date de 1901.
L’établissement le plus ancien, à beaucoup près, celui
qui a servi de modèle, dont se sont inspirés la plus
grande partie des autres, est celui de Lintorf, à 14 kilo-