ETABLISSEMENTS
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425.000 membres ; celles de Silésie en possédaient environ
500.000 ; la principauté d’Osnabrück comptait
41 Sociétés d’adultes avec 18.700 adhérents, et 18 Sociétés
scolaires avec 3.750 enfants et jeunes gens. On estimait à
cette époque que l’Allemagne comptait 1.650.000 personnes
faisant partie de Sociétés abstinentes. Les événements
politiques de 1848 anéantirent presque complètement
l’œuvre commencée et ce n’est que vers 1883 qu’un
nouveau mouvement antialcoolique se dessina. Depuis
quelques années les travailleurs s’y intéressent. Au Congrès
antialcoolique de Brème en 1903, 11 Sociétés ouvrières
abstinentes avaient envoyé leur députation.
Le mouvement actuel est très puissant ; il se fait populaire,
peu à peu, et se développe; les statistiques prouvent
son eflicacité. Peut-être suffira-t-il pour être édifié
sur ce point de constater qu’à Munich, la capitale de la
bière — de l’excellente bière — la ville des buveurs célèbres
où récemment encore, le gagnant du premier prix
d’un concours de buveurs a dû sa victoire à 42 litres de
bière, absorbés en trois heures de temps, à Munich
même, dis-je, la consommation de la bière est en forte
diminution. En 1890, on y buvait encore par habitant et
par an, la quantité respectable de 487 litres ; dès 1896
cette moyenne tombait à 401 litres, et elle n’était plus,
en 1902, que de 298 litres, soit une différence de près de
40 %. Ce chiffre ne manque pas d’éloquence certainement.
Quoiqu’il en soit, le nombre des personnes qui font
abus des boissons alcooliques est grand, et l’on s’efforce,
non seulement d’en diminuer le nombre en empêchant
la jeunesse de tomber dans ce travers terrible, mais encore
en guérissant, en ramenant à la sobriété les ivrognes
de toutes catégories; avec leur consentement, bien
entendu.