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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
mur. Presque sans exception, il a été constaté que la
soif cesse en même temps que l’usage de l’alcool. Aussi
tôt qu’ils n’ont plus que de l’eau à leur disposition, des
brasseurs qui buvaient régulièrement 10 à 12 litres de
bière par jour, cessent d’avoir soif.
Bien entendu, pendant les premiers temps de leur trai
tement, les pensionnaires ne sortent qu’accompagnés;
ils n’ont jamais d’argent sur eux. Peu à peu, on les
réhabitue à faire un usage convenable de leur liberté;
on leur témoigne une certaine confiance, on leur rend
confiance en eux-mêmes en exerçant leur volonté. Ils ne
sont d’ailleurs en aucune façon privés de leur liberté ; à
part l’abstinence totale, il n’y a aucune contrainte
quelconque.
L’installation est confortable, possède des jeux va
riés, des instruments de musique, billard, bibliothèque ;
les jardins sont spacieux, et l’on cherche à intéresser les
patients à leur culture, à leur entretien. Règle géné
rale, on n’admet pas une oisiveté complète et l’on tend
toujours à une occupation quelconque, régulière, si pos
sible. Il esta remarquer que, dès les premiers jours l’ap
pétit des patients augmente considérablement et leur état
de santé s améliore rapidement. Ils sont autorisés à
fumer.
Ces établissements n’acceptent ni morphinomanes, m
épileptiques; bien moins encore des personnes atteintes
de maladies mentales.
Il est essentiel qu’après leur sortie de l'Etablissement,
même les mieux guéris observent une abstinence totale-
II est extrêmement dangereux pour eux de recommence^
à consommer même de faibles quantités de boissons
alcooliques; la pente est glissante et la modération ob
servée tout d’abord, dégénère rapidement en abus.
Chaque année, l’administration des asiles de Lintort