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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
reçoit les eaux de condensation réunies, de toutes les
conduites de chauffage de la fabrique (notamment des
tambours sécheurs, des lisseuses). Cette eau pure et
chaude est naturellement parfaite pour l’emploi en ques
tion. Le rez-de-chaussée est divisé en douze cabines d’en
viron 3 mètres 1/2 sur 3 mètres, contenant chacune :
une cuve pour bouillir le linge à la vapeur, deux cuves
de rinçage, un petit baquet et trois tréteaux; puis, con
duite d’eau de condensation et conduite d'eau froide
ordinaire. Au bout du corridor central qui règne le long
des 2 séries de 6 cabines, se trouve une essoreuse, action
née à la main par deux manivelles. Cette essoreuse a
ceci de particulier que, chaque manivelle actionne la
commande du tambour par un embrayage à dents, dont
une moitié, celle qui porte la manivelle, est folle sur
l’arbre de commande et se trouve pressée par un ressort
contre l’autre moitié calée sur l’arbre. De même que pour
la roue libre d’une bicyclette, lorsque le tambour de
l’essoreuse est lancé, on peut cesser de faire marcher la
manivelle; le tambour continue à tourner et les mani
velles ne risquent pas de causer un accident en attei
gnant quelqu’un.
Au l 01 ' étage, outre le logement de la surveillante et les
quatre cabines de bain dont il a été question, se trouvent
deux cabines de lavage organisées comme les douze du
rez-de-chaussée, et deux chambres à repasser avec repas
seuses mécaniques pour linge ordinaire. Le grenier est
organisé en séchoir et contient en outre les réservoirs.
Chaque cabine de bain contient une baignoire en fonte
émaillée et tous accessoires nécessaires. En outre, deux
baignoires mobiles pour enfants peuvent être portées
dans les cabines, le cas échéant.
On fait annuellement dans cette installation, de 7.500 à
8.000 lessives, et le nombre des bains pris par les mem-