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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
nant une cotisation de 4 1/2 % des salaires, dont l’ou
vrier paie les 2/3, soit 3 % de son salaire ; la fabrique
paie 1 1/2 %. Cette cotisation totale de 4 1/2 % prouve,
par son chiffre même, que la Caisse dépasse le minimum
d’allocations fixé par la loi ; car elle accorde également,
des secours médicaux aux membres non travaillants
des familles. En effet, nous avons vu ailleurs qu’une caisse
qui se borne à allouer les secours prévus par la loi pour
ses membres seulement, ne peut en aucun cas dépasser
une cotisation totale de 4 % des salaires; tandis que
lorsqu’elle étend ces secours aux familles des membres,
par exemple, elle peut aller jusqu’à 6 % des salaires,
limite extrême (ouvrier 4 % et patron 2 %).
Dans l’établissement en question donc, les membres
des familles, en cas de maladie, reçoivent gratuitement
tous médicaments et allocations nécessaires à leur gué
rison, bains, etc., pendant une durée de 13 semaines.
Une infirmière diplômée loge dans l’une des maisons de
la colonie, avec une aide. Elle soigne les malades, s’oc
cupe des enfants et ménages dont la mère est alitée,
veille à l’exécution des prescriptions du docteur, et rend
compte chaque jour de l’état sanitaire de la colonie, à
l’administration.
Une bibliothèque pour enfants est installée dans une
salle spacieuse et confortable. Une collection spéciale de
livres d’images, livres d’anecdotes illustrées pour enfants
de moins de 6 ans et enfants de 6 à 10 ans, et ayant une
valeur de 250 à 300 francs, est à la disposition, des enfants
de la colonie, les dimanches et fêles, après midi, de 2 à
4 heures sous la surveillance de dames et de jeunes
filles de bonne volonté; cette institution est précieuse
pour parents et enfants, en cas de mauvais temps sur-