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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
men et la discussion des litiges. Jusque dans ces derniers
temps, tout nouveau membre devait déclarer par écrit
qu'il n’appartenait pas au parti démocrate-socialiste.
Celte obligation n’existe plus maintenant Toutefois ces
Unions sont sensiblement neutres et pacifiques au point
de vue politique. Leur programme porte surtout sur l’a
mélioration des conditions de travail de l’ouvrier ; se
cours en cas de maladie et de chômage ; fondation de
coopératives ; éducation et instruction de l’ouvrier ;
conseils gratuits en cas de procès ou de difficultés con
cernant le travail ; placement des ouvriers.
Leur organisation est très semblable à celle que nous
venons de décrire : les groupes locaux d’industries ana
logues se réunissent pour former des associations corpo
ratives, à la tête desquelles se trouvent des Conseils
généraux; dans une même ville, les groupes de diverses
industries sont également en relation et forment des
Unions locales. Les Conseils généraux sont rattachés
à F « Union des Corporations », dont la direction est
confiée à un Conseil central.
Les Unions Hirsch-Duncker comprennent 20 corpora-
ralions principales, divisées en 2.158 sociétés locales;
en 1905, elles comptaient ensemble 117.000 membres; en
1903, elles possédaient 2.085 sociétés locales, avec 110.200
membres ; en 1904, 2.175 sociétés locales comptaient
environ 112.000 membres; leur développement est donc
relativement faible. Là encore, les ouvriers en métaux
forment le contingent principal, 42 % ; les ouvriers
textiles occupent le 5 e rang avec 84 sociétés locales et
5.365 membres.
La cotisation annuelle est en moyenne de 12 fr. par
membre. Les recettes de l’année 1905 se sont élevées à
la somme de 1.660.000 fr. et les dépenses à 1 458.000 fr.
Les chapitres principaux sont : les secours en cas de cliô-