SALAIRES
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quelques années. Les salaires n’ont d’ailleurs été influencés
en aucune façon par cette immigration. Et il
en est de même pour les Etats où la proportion des ouvriers
étrangers est plus grande.
Sur les huit provinces que possède le royaume de Bavière,
deux surtout intéressent l’industrie du colon. Ce
sont : I o la province de Souabe, qui possède plus de
45 °/o des broches bavaroises et plus de 55 °/ 0 des métiers
à lisser. Elle occupe la partie sud-ouest du royaume
et bénéficie de la force hydraulique que lui envoient les
montagnes et glaciers de la frontière tyrolienne. Son
centre principal est Augsbourg ; puis, Kempten et la
vallée de filler.
El 2°, la Haute-Franconie, située à l’angle opposé, au
nord-est, en contact avec la Saxe, dont les mines la fournissent
de combustible; la Haute-Franconie compte environ
43 °/ 0 des broches et 35 % des métiers à tisser que possède
la Bavière. Les centres cotonniers y sont : Hof, Bayreuth,
Bamberg.
Les six autres provinces (il serait plus exact de dire
quatre autres provinces, car deux provinces ne possèdent
ni filature, ni tissage de coton) se partagent donc 12 %
des broches et 10 % des métiers à tisser.
La proportion d’ouvriers étrangers dans l’industrie cotonnière
est faible, relativement, en Bavière ; elle n’atteint
pas 10%; ces étrangers sont surtout des Autrichiens.
Constatons en passant que, de l’aveu même de l’inspection
des fabriques, les relations entre patrons et ouvriers
de f industrie textile de ces deux provinces et même
de la Bavière en général, sont très bonnes. Et tirons-en