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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
existe en Haute-Franconie trente-quatre établissements
textiles dans lesquels la prévenance de quinzaine n’existe
pas ; la liberté existe de part et d’autre. Cependant, la
majorité des fabriques fait usage de la prévenance en
question.
Le travail à l’accord existe partout où cela est possible
dans les filatures et les tissages. Dans les filatures, les
tarifs sont établis par 100 kilos, mais aussi quelquefois
par éclievelte. Dans les tissages, on paie habituelle
ment au mètre, quelquefois par pièce ; mais ce dernier
mode de tarif est peu apprécié par l’ouvrier et le tarif au
mètre est préféré. On paye généralement le vendredi ;
quelques établissements paient le samedi. Il est reconnu
là comme ailleurs, du reste, que les ménagères reçoivent
une plus grande partie de la paie de leurs maris lorsqu’on
paie le vendredi.
Le système des primes est encore très en usage, dans
les tissages et même les filatures, en Haute-Franconie.
Les primes sont quelquefois un supplément de paie
accordé en cas d’exécution parfaite du travail, une ma
nière de stimulation tendant à assurer un travail irré
prochable. Ce genre de prime atteint quelquefois jusqu’à
20 % du salaire total payé. Mais le plus souvent ces
primes sont un supplément de salaire accordé aux ou
vriers qui ont dépassé un certain chiffre de production.
Dans les filatures, elles sont en usage pour les fi leurs
(renvideurs et continus) et leurs aides, pour les soi
gneuses de bancs à broches, et aussi pour les dévideuses-,
dans les tissages, pour les métiers à tisser seulement.
Dans une grande filature, par exemple, le système des
primes est le suivant : Pour avoir droit à la prime, il faut
que 1 ouvrier gagne au moins 20 marks, par exemple,
d’après le tarif, et la prime, pour ceux qui dépassent au
tarif cette somme de 20 marks (25 francs), est de 50 %.