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Ce système a été changé en 1902. Les principales modifications
consistent : I o en ce que dorénavant le droit pour le blé importé
temporairement est consigné à la douane et rendu seulement dans
le cas d’apurement par l’exportation de la farine ; 2° en ce que les
blés importés temporairement et les farines qui les apurent à l’exportation,
doivent être reçus et expédiés par le même meunier.
Tarifs de chemins de fer. — Nous avons dit que pour équilibrer
la surproduction des céréales dans certaines régions, et le déficit
de leur récolte dans certaines autres, un procédé consistait à déverser
le trop-plein des premières sur les secondes.
Pour faciliter cette compensation, très difficile à faire vers 1892,
la Compagnie d’Orléans a établi un nouveau barème kilométrique
pour les transports par wagon complet de 50U kilogrammes de céréales.
Ce nouveau barème donne les résultats suivants :
Distances
kilomètres
100
200
300
400
500
600
700
Prix
anciens nouveaux
8,30 7
13.30 9
17.30 10,75
20 12,25
22.50 13,25
25 14,25
27.50 15,25
Diminutions »lu nouveau
tarif sur le second
absolues p. 100
1.30 16
4.30 32
6,55 38
7,75 39
9,25 41
10,75 43
12,15 45
Cette diminution, si considérable pour les transports assez longs, a
provoqué une grande recrudescence des envois des régions septentrionales
et occidentales vers le Midi et l’Est. Le trafic en céréales de
la Compagnie d’Orléans, qui était de 760.347 tonnes en 1892, est devenu
de 1.223.180 en 1900. Cette diminution a également influé sur
les transports de céréales de la Compagnie du Midi (trafic de 7.474
tonnes de blé et seigles en 1892 et de 40.868 en 1901).
Pour faciliter le déversement des blés du Nord et de l’Ouest sur
les régions de la Provence et du Sud-Est, il a fallu que la Compagnie
de Paris-Lyon-Méditerranée établît un tarif particulier (en
1897 et 1898).
Les autres compagnies de chemins de fer étant entrées également
dans la voie de modification des tarifs applicables aux céréales,
on aboutit à l’établissement de tarifs communs. Ceux-ci se partagent
en deux groupes, ceux qui intéressent la Compagnie de Paris-Lyon-Méditerranée,
sont établis d’après une formule à paliers suivant
le type invariable de cette compagnie et distinguent les farines
des grains pour appliquer aux premières des taux plus élevés ; les