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ETÜDE SUR LE COMMERCE EXTERIEUR DE LA FRANCE
Il ressort de ce tableau que les exportations ont augmenté au
total, dans la seconde moitié de la période, de 2.507,4 millions et
leur moyenne annuelle de 228 millions; que les importations, par
contre, ont diminué au total de 2.965,6 millions et leur moyenne
annuelle de 268,7 millions. On remarquera donc que la diminution
constatée dans l’ensemble du commerce extérieur (voir plus haut)
est tout entière imputable aux importations.
L’allure des exportations et des importations n’a pas été constante
depuis 1892. Comme nous l’avons déjà noté à propos de l’ensemble
du commerce extérieur, les cinq premières années ont été des
années de dépression, pour les unes comme pour les autres. De
1892 à 1896 les exportations étaient, par rapport à la période quinquennale
antérieure, en diminution de 194 millions, soit de 5,53
p. 100; elles se sont relevées sensiblement dès 1897, et surtout
ont fait en 1899 un véritable bond en avant: de 1898 à 1899,
l’accroissement a été de 641,7 millions; depuis 1899, elles sont
restées au-dessus de 4 milliards, chiffre qui n’avait pas été atteint
jusque-là. Pour les importations, les choses se sont passées à peu
près de même : la chute dans les premières années, le relèvement à
partir de 1897, la brusque ascension dès 1898, un an plus tôt que
pour les exportations (1898 fut une année de très mauvaise récolte).
Seulement la chute des premières années a été plus profonde, et
le relèvement à partir de 1897 moins accentué que pour les exportations.
La diminution en 1892-1896 par rapport à 1887-1891 est de
10,36 p. 100 contre 5,53 p. 100 pour les exportations; l’accroissement
en 1897-1902 est de 13,37 p. 100 contre 19 p. 100 pour les
exportations.
L’accroissement des exportations est un fait notable. Parmi les
éléments du commerce extérieur, le volume des exportations est
celui qui traduit le mieux la vitalité économique d’un pays, la
capacité de concurrence de ses forces productives vis-à-vis de
celles des autres pays. C’est un symptôme favorable que l’accroissement
des exportations dans ces dernières années. Pour mieux
mesurer le chemin parcouru, nous n’avons qu’à reprendre la
méthode utilisée déjà pour l’ensemble du commerce extérieur :
rapprocher le chiffres des exportations au début de la période 1881-1902,
dans les trois premières années, du chiffre correspondant
à la fin de la période, dans les trois dernières années, et comparer
les résultats obtenus avec ceux qui se sont produits en Allemagne,