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ÉTUDE SUR LE COMMERCE EXTÉRIEUR DE LA FRANCE
et sa dette globale, pour les onze années, ressort à 5.633,2 millions.
L’effet du tarif de 1892 a donc été de ralentir l’endettement annuel
de la collectivité française, sans le faire disparaître. Au surplus, c’est
là un résultat dont il convient déjà de se louer; il vaudrait mieux
assurément ne pas s’endetter du tout, mais c’est, après tout, un
progrès sensible que de s’endetter seulement d’un demi-milliard
par an au lieu d’un milliard entier.
Ce raisonnement, s’il était tenu, se trouverait en contradiction
avec deux ordres de faits.
I o Dans la période 1881-1902, la collectivité française a importé
plus de numéraire qu’elle n’en a exporté, et cela dans les deux
moitiés de la période. Le tableau suivant présente, pour les deux
moitiés de la période, les importations et exportations de numéraire
(lingots compris) et l’excédent des importations de l’espèce.
Période 1881-1891 (en millions de francs),
Années.
Importations. Exportations.
Excédent global des
importations.
1881.
1882.
1883.
1884.
1885.
1880.
1887.
1888.
1889.
1890.
1891.
364
412
146
229
479
445
271
266
448
256
539
302
350
231
128
339
333
397
301
232
359
381
Total. . . . 3.855
3.353
502
Années.
1892.
1893.
1894.
1895.
1890.
1897.
508
214
243
217
325
513
327
502
382
333
286
246
464
1898.
1899.
1900.
1901.
1902.
552
395
479
462
391
506
605
526
538
Total. . . . 5.426
3.588
1.838