LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
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cisailler, percer, cintrer, à planer les métaux, de poinçon
neuses, de riveuses, de scies à métaux, etc., permettent
d’exécuter rapidement un travail irréprochable. L’applica
tion de l’électricité et de l’air comprimé facilite beaucoup,
dans ces ateliers, le forage de certaines pièces. Le montage
et le déplacement des énormes chaudières cylindriques ac
tuellement employées par la marine commerciale s’opère
sans aucune gène par le secours de ponts roulants.
L’atelier de la chaudronnerie légère occupe un petit
nombre d’ouvriers ; il comprend toutes les installations né
cessaires pour le travail des tuyaux en cuivre, laiton et fer,
forges à braser, machines à cintrer les tuyaux, machines à
étirer, etc.
L’atelier de montage des machines marines est eu pleine
activité ; ses grands outils, ses machines à raboter, à frai
ser, à mortaiser, à aléser, etc., sont tous en mouvement.
J’y remarque, presque entièrement montées, deux machines
marines destinées à des contre-torpilleurs ; elles ont une
force de 2,5oo chevaux et leur légèreté est extrême, quand
on les compare à une machine voisine de même force des
tinée à la navigation commerciale.
Mais toute médaille a son revers : tandis que la machine
construite pour la flotte de commerce fonctionnera plu
sieurs mois de suite sans se détériorer, les autres — desti
nées à la marine de l’État — ne marcheraient pas sans
avaries pendant plusieurs semaines consécutives, tant la
délicatesse de leurs organes les rend fragiles !
Des ponts roulants prêtent au personnel, dans cet atelier
comme dans les autres, leur puissant secours pour la manu
tention des grosses pièces.
J’interroge M. Bourdin sur le personnel qu’il emploie et
sur ses facilités de recrutement: «Le personnel est admi
rable, me répond-il, et son embauchage n’otfre aucune dif-