LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
l56
cisailler, percer, cintrer, à planer les métaux, de poinçonneuses,
de riveuses, de scies à métaux, etc., permettent
d’exécuter rapidement un travail irréprochable. L’application
de l’électricité et de l’air comprimé facilite beaucoup,
dans ces ateliers, le forage de certaines pièces. Le montage
et le déplacement des énormes chaudières cylindriques actuellement
employées par la marine commerciale s’opère
sans aucune gène par le secours de ponts roulants.
L’atelier de la chaudronnerie légère occupe un petit
nombre d’ouvriers ; il comprend toutes les installations nécessaires
pour le travail des tuyaux en cuivre, laiton et fer,
forges à braser, machines à cintrer les tuyaux, machines à
étirer, etc.
L’atelier de montage des machines marines est eu pleine
activité ; ses grands outils, ses machines à raboter, à fraiser,
à mortaiser, à aléser, etc., sont tous en mouvement.
J’y remarque, presque entièrement montées, deux machines
marines destinées à des contre-torpilleurs ; elles ont une
force de 2,5oo chevaux et leur légèreté est extrême, quand
on les compare à une machine voisine de même force destinée
à la navigation commerciale.
Mais toute médaille a son revers : tandis que la machine
construite pour la flotte de commerce fonctionnera plusieurs
mois de suite sans se détériorer, les autres — destinées
à la marine de l’État — ne marcheraient pas sans
avaries pendant plusieurs semaines consécutives, tant la
délicatesse de leurs organes les rend fragiles !
Des ponts roulants prêtent au personnel, dans cet atelier
comme dans les autres, leur puissant secours pour la manutention
des grosses pièces.
J’interroge M. Bourdin sur le personnel qu’il emploie et
sur ses facilités de recrutement: «Le personnel est admirable,
me répond-il, et son embauchage n’otfre aucune dif-