LES CHANTIERS FRANÇAIS. iBq
sont ainsi clëchanjës et classës iminëdiatornent, tandis que
d’antres voies plus ëtroites permettent la circulation, dans
tous les sens, de wagonnets de chantiers qui doivent prendre
les matériaux après traçage et les transporter dans les ate
liers où ils seront ouvrés.
Parallèlement au parc à matières, dont un chemin de
quelques mètres les sépare, se trouvent l’atelier des fours et
forges et l’atelier des machines-outils; entre ces deux ate
liers est établi un terre-jilein servant au traçage des mem-
hrures aussitôt après leur sortie de l’atelier des fours et des
forges. Celui-ci comprend douze forges à quatre feux cha
cune, permettant d’occuper quarante-huit forgerons, un four
à cornières de 17 mètres de longueur, un four à tôles de
10 mètres, les plateaux de cintrage, les pilons, une machine
à plier les tôles, une machine à couder et une machine à
équerrer les cornières ; toutes ces machines sont du type le
plus récent et le plus pratique. L’atelier des machines-outils
comporte un assortiment de perceuses, fraiseuses, poin
çonneuses, cisailles, planeases, raboteuses, etc., du dernier
modèle, pouvant façonner mensuellement 1,000 tonnes de
matières tant en cornières qu’en tôles et profilés divers. Ces
différentes machines sont entraînées par un moteur de la
force de 120 chevaux sortant de la maison Weyher et I\i-
chemond.
Peiqiendiculairement à ces ateliers, on aperçoit trois
grandes cales de construction où peuvent s’édifier des bati
ments de 120 mètres de longueur; entre l’estacade et ces
trois grandes cales, un espace destiné à la mise en chantier
d’un bâtiment plus petit permet d’aborder de front la grosse,
la moyenne et la petite construction. L’installation des trois
cales n’a pas coûté plus de 45,000 fr.
La salle des gabarits — de 80 mètres de long sur 10 de
large—, la « garniture » où se confectionnent les gréements