LES CHANTIERS FRANÇAIS.
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pourra porter 5,5oo tonneaux, coûte à son armateur, la So
ciété nantaise de navigation à vapeur, 2,000,000 de francs.
Le contrat principal est de 1,925,000 fr. Les chantiers per
cevront, en outre, la prime de construction.
La direction n’a pas manqué d’initiative : il est dommage
qu’elle n’ait pas mieux réussi.
Postérieurement à ma visite, les Chantiers de Normandie
ont été vendus le 14 mars 1901 aux enchères publiques à
Rouen et adjugés au prix de 55o,ooo fr. à la Société des
Chantiers et Ateliers de Penhouët (anciens chantiers de la
Transatlantique). Les nouveaux acheteurs s’empressent de
bénéficier, puisqu’il en est temps encore, de la loi de 1898,
maternelle aux voiliers ; les cales vacantes du Grand-Que-
villy ont reçu trois grandes liarques acier de 3,5oo tonneaux
de port en lourd, du type de la Suzanne, lancée le 28 mars
1901, et destinée par les armateurs, MM. Corblet et C**, du
Havre, à recueillir des primes fructueuses tout en transpor
tant du nickel de la Nouvelle-Calédonie et des laines d’Aus
tralie.
Plus tard, quand la loi nouvelle sera votée, les Chantiers
de Normandie construiront les steamers avec d’autant plus
de facilité qu’ils en ont déjà l’expérience. Mais ils éprou
veront de sérieuses difficultés, je le crains, à lutter contre
l’industrie anglaise ; M. Silley m’affirmait que celle-ci serait
toujours de 3o p. 100 meilleur marché que la construction
française. Rouen est évidemment moins favorisée que
Nantes, par l’ambiance industrielle, pour arriver à réduire
cet écart considérable.
X. Les chantiers du Havre.
L’industrie des constructions navales est représentée au
Havre par la Société des Forges et Chantiers de la Méditer-