188 LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
plus aisément et à de moindres frais la même besogne. De
môme, les chantiers de Gravide ne contiennent aucune des
nouvelles machines à calfater qui rendent ailleurs de réels
services.
L’usine navale de Gravide est fort importante. Les matières
premières y arrivent par un embranchement particulier
qui se soude avec le réseau de l’Ouest sur le boulevard
de Gravide et pour lequel, d’ailleurs, la vide du Havre perçoit
un péage. Une grue roulante de 3 tonnes sert au déchargement
des wagons ; un réseau très complet de voies
ferrées parcourt le chantier et les divers ateliers.
Les dilférenls services de l’établissement de Gravide sont
largement installés. On en jugera par cette description sommaire
:
La scierie, la menuiserie occupent 2,000 mètres de batiments.
Les ateliers de chaudronnerie de fer — réunissant le
barotage, la tôlerie, le perçage, le poinçonnage, le cintrage
des tôles, cornières et profilés se développent sur une superficie
de 8,700 mètres carrés.
La grande chaudronnerie est abritée par une halle métallique
de 244 mètres de longueur sur 38 mètres de largeur,
divisée en trois travées.
La petite chaudronnerie est formée par une halle métallique
de 102 mètres de longueur sur 3o mètres de largeur,
en deux travées séparées par une rangée de colonnes supportant
les transmissions. Elle est desservie par quatre
transbordeurs de 3 tonnes.
Quelques machines placées dans la cour et protégées par
des toitures légères servent au poinçonnage et au cisaillage
des barrots et membrures trop encombrants pour être manœuvrés
dans les ateliers.
Quant aux ateliers d’armement, ils comprennent : i ° un ate-