Full text : Le problème de la marine marchande

LA  PUISSANCE  MAUITIME  DE  l’aNGLETEURE.

a33

portée  de  la  main,  en  épaisses  liasses  que  l’on  peut  aisément
feuilleter.  Tous  les  accidents,  avaries,  causes  de  retard,  en
un  mot  les  multiples  événements  de  la  vie  maritime  y  sont
coiisiqnés.  L’armateur,  le  courtier,  l’assureur  se  trouvent  de
la  sorte  tenus  heure  par  heure  au  courant  de  ce  qui  se  produit
d’intéressant  pour  leur  industrie  sur  la  surface  du  globe  (').
Un  fil  télégraphiijue  particulier  relie  à  la  Bourse  des  valeurs ­
  le  Shipping  Exchange  et  lui  permet  de  recevoir  les
informations  financières.
Les  journaux,  les  revues  maritimes  de  tous  les  pays  du
monde,  une  bibliothèque  importante  d’ouvrages  spéciaux
sont  mis  à  la  disposition  des  membres  du  club  ;  ils  ont  ainsi
sans  se  déranger  et  en  ipielques  minutes  tous  les  renseignements ­
  qui,  avant  de  traiter  une  affaire,  leur  sont  parfois  nécessaires. ­
  Le  Shipping  Exchange  est  naturellement  pourvu
de  toutes  les  commodités  désirables,  téléphone,  domestiijues
nombreux,  salles  de  restaurant,  etc.
Le  Baltic  est  d’installation  plus  somptueuse  ;  la  cotisation
est  d’ailleurs  plus  élevée  i\\\  ww  S  hipping.  Les  facilités  de  travail ­
  y  sont  les  mêmes.  On  prévoit  la  fusion  des  d(?ux  clubs,
(pii  se  réalisera  sans  doute  au  moment  de  l’installation  du
Baltic  dans  le  bel  immeuble  qu’il  {i\\i  q\g\cv  Marie-en-street.
Plus  de  cinq  cents  courtiers  s’occupent  à  Londres  d’afliè-(i)

  Le  Lloyd  met  également  à  la  disposition  des  courtiers  ses  puissants  moyens  d’investigation. ­
  Toutes  les  constructions  de  navires  s’opèrent  pour  ainsi  dire  sons  la  surveillance ­
  quotidienne  des  agents  du  Lloyd,  qui  sont  à  demeure  dans  tous  les  centres
de  construction.  Quand  le  navire  est  Uni,  le  Lloyd  lui  délivre  un  certillcat,  qui  porte  la
désignation  ;  -f  loo  A  pour  les  navires  de  toute  première  classe,  go  A  pour  les  navires
de  deuxième  classe.  Les  compagnies  d’assurance  exigent  ce  certillcat,  et  suivant  la
cote  du  Lloyd,  demandent  2  ou  3  p.  100  de  plus  de  prime.  Le  Lloyd  enregistre  le  navire
sur  son  livre  annuaire  qui  est  tenu  avec  un  soin  extrême  :  chaíjue  semaine  les  exemplaires
  en  sont  retirés  de  chez  les  abonnés  et  mis  à  jour  des  dernières  nouvelles  maritimes. ­
  L’annuaire  du  Lloyd  donne  tous  les  renseignements  sur  le  bateau  enregistré.
Depuis  quelque  temps,  il  mentionne  même  le  nom  du  capitaine,  avec  l’indication  du
temps  de  service  passé  par  lui  à  la  compagnie.  C’est,  en  eilet,  un  élément  de  confiance
que  le  certificat  d’un  long  séjour  du  capitaine  dans  la  même  Compagnie.
Le  Lloyd  reçoit  dans  ses  bureaux  et  communique  au  public  toutes  les  nouvelles  maritimes ­
  du  globe.  Nous  avons  en  France  un  organisme  de  ce  genre,  tort  intéressant,
très  utile,  mais  moins  développé  ;  c’est  le  Bureau  Veritas,  place  de  la  Bourse,  à  Paris.
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.