Full text : Le problème de la marine marchande

270  LE  PROBLÈME  DE  LA  MARINE  MARCHANDE.
fjéiiératioHS  se  sont  succédé  dans  leur  direction  depuis  un
siècle.  J’ai  vu  dans  la  salle  d’exposition  des  modèles  la  reproduction ­
  de  la  trépate  Melanipus,  œuvre  des  Français  prisonniers ­
  à  Barnstaple  pui  avaient  exécuté,  eu  1808,  ce  petit
chef-d’œuvre  pour  l’olfrir  au  shipbuilder  John  Scott,  de
Greenock,  ancêtre  du  directeur  actuel.
A  coté  de  rétablissement  primitif,  fondé  par  John  Scott
et  où  le  vieux  matériel  s’est  en  quelque  sorte  «  stratifié  »,  a
surqi  une  importante  annexe  pourvue  d’un  outillaqe  absolument ­
  moderne.  Une  station  centrale  d’électricité  lui  fournit
la  lumière  et  la  force;  d’immenses  hangars,  clairs  et  commodes, ­
  y  abritent  les  machines  ;  une  pompe  à  comprimer
l’air  alimente  les  canalisations  qui  actionnent  les  mateuses
en  usagé  sur  les  chantiers.  La  menuiserie,  la  scierie,  lachauflronnerie
  sont  mues  yiar  des  transmissions  télédynamiques
avec  câbles  en  acier;  l’énergie  électrique  est  employée  poulies ­
  machines  à  aléser,  fraiser,  etc.  Sept  vastes  cales  permettent ­
  la  construction  simultanée  de  puissants  navires  par  les
procédés  les  plus  récents.  A  personnel  égal,  la  production
est  beaucoup  plus  prompte  et  plus  économique  dans  l’annexe ­
  (¡lie  dans  l’ancien  chantier.  MM.  Scott  ont  fait  à  ce  sujet
des  expériences  qui  ne  laissent  aucun  doute  sur  le  gain
énorme  que  représente,  en  lin  de  compte,  pour  le  budget
d’un  constructeur,  l’utilisation  d’un  matériel  purement  moderne. ­
  Ils  améliorent  constamment  le  leur  et  ne  tarderont
¡las  à  se  débarrasser  de  leur  vieil  outillage  pour  n’employer
que  des  machines  tout  à  fait  nouvelles  (').
L’établissement  de  MM.  Scott  et  C"  est,  somme  toute,  l’un
des  plus  intéressants  qu’il  m’ait  été  donné  de  voir  sur  la  Clyde.

(i)  MM.  Scott  et  C>'  ont  possédé,  pendant  quelque  temps,  des  chantiers  de  constnictions
  navales  à  Saint-Nazaire  ;  ils  y  ont  même  construit  d’importantes  unités  ;  le  Canada, ­
  4,202  tonnes;  la  France,  tonnes;  le  Labrador,  4.Õ77  tonnes;  le  Saint-Laurent,
  3,88()  tonnes.  Par  la  suite,  ils  ont  renoncé  à  cette  entreprise,  et  centralisé
tout  leur  elfort  à  Oreenock.
            
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