LES CHANTIERS DE LA CLYDE. 271
Le port (le Greenock compte encore nn antre chantier
important de constructions navales, celui de MM. Gaird
et C'®, on furent lancés, Tan dernier, trois prands navires :
Siibraon 7,882 tonnes 7,500 chevaux.
Persia 7,900 — 10,000 —
Plassy 7,882 — 7,5oo —
La fabrication de MM. Gaird et G'® esteles pins renommées
et l’Etat leur confie frécpiemment des commandes.
Sur l’autre rive de la Glvde, à Dumbarton, il faut enfin
mentionner les beaux chantiers de MM. W. M. Denny et
Brothers, où s’exécutent d’admirables spécimens de la cons
truction navale, et ceux de MM. Mac-Millan and Son, où des
vapeurs d’un tonmufe variant entre i,ooo et 5,ooo tonnes
sont lancés.
En somme, l’industrie des constructions navales est, sur
la Glyde, en plein épanouissement. Mais — j’en fais la cons
tatation avec une entière sincérité — ce n’est ni à la plus
(pande science de leur personnel dirigeant, ni à leur meil
leure installation, ni, enfin, à leur production plus soignée
<|ue les ateliers et chantiers écossais doivent leur incontes
table supériorité sur les nôtres. A côté d’usines maritimes
pourvues d’un outillage perfectionné et moderne, beaucoup
d’autres, pour des raisons diverses et notamment, comme
je l’indiquerai avec plus de précision par la suite, à cause
de la résistance des Trade’s-Unions à l’invasion du machi
nisme, n’ont à leur disposition qu’un matériel de second
ordre.
Au point de vue des matières premiènîs, des barrots, des
cornières, des arbres de couche, etc., je n’ai rien vu sur la
Glyde qui ne puisse être fourni dans le meme état de pré
paration par notre métallurgie et nos fonderies.
Les prix de l’acier, du fer, du charbon, sont, il est vrai,