LE PROüLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
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plus élevés en France; mais la prime de construction comble,
et bien an delà, ladiiTérence dont nos chantiers se plaignent.
Ce qui, à mon sens, fait la grande force de la construction
de la Clyde, c’est d’abord son merveilleux entraînement.
Dirigés par un patronat expérimenté, qui ap])orte dans ses
entreprises, non seulement des connaissances pratiques pro
fondes, mais cette ténacité, ce sérieux, cette volonté métho
dique qui distinguent les Ecossais; placés dans un milieu
industriel exceptionnellement favorable ; organisés pour une
production intensive, les chantiers d’Ecosse ont comme
champ d’expansion l’admirable marché naval anglais, (pd
ne les laisse jamais chômer. D’antre part, ils savent calculer
exactement leur prix de revient et ont la sagesse de limiter
à un taux modéré leur bénéfice, qui atteint rarement le
10 p. 100 net.
Exploités à peu de frais, sans états-majors ni dépenses inu
tiles, jouissant de tous les avantages que leur procure le
sous-sol anglais, les ateliers et chantiers de la Clyde tra
versent une période d’évidente ¡irospérité et laissent dans
l’esprit de celui qui les voit ainsi en plein labeur et en plein
renderneid une impression profonde de grandeur et de force.