LES CHANTIERS DE LA TYNE ET DE LA WEAR
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Tyiie avait atteint, le chiffre encore plus considérable de
.‘118,709 tonnes! Les chantiers Wigham, Richardson et G°,
({ui ne figurent pas dans ce tableau de la production de la
Tyne pour 1900, doivent y être ajoutés, car ils ont, en 1900,
lancé 8 steamers jaugeant 34,894 tonnes.
II. Les chantiers d’Elswick.
L’établissement de la Société Armstrong, Whitworth
et C‘®, (pu tient la tête dans la production de la Tyne, pos
sède une renommée universelle ; toutes les marines du globe
s’y approvisionnent en eilet de grands bâtiments de guerre
ou de magnifi([ues parpiebots. C’est lui qui a fourni aux Ja
ponais la puissante Hotte qui écrasa celle de la Chine. Admi
rablement organisé par sou fondateur, lord Armstrong (*),
mort récemment comblé d’honneurs par la nation anglaise
reconnaissante à son génie, et par sir W. White qui y dirigea
les chantiers de constructions navales avant d’être placé à
la tête de l’amirauté britannicpie, il constitue un des plus
grands arsenaux du monde.
L’usine occupe, à Newcastle — soit dans les ateliers et
chantiers d’Elswick, soit dans ceux de Low-Walker —
22,000 ouvriers ; à Manchester, 5,000 ; à Fiume (Italie), où
elle a établi une succursale, 3,000. Elle livre, entièrement
équipés, munis de leurs canons et de leurs torpilles, des
cuirassés de i5,ooo tonnes, marchant à une vitesse de
2.3 nœuds, et lance des paquebots comme VAi/antiarij de
11,000 tonneaux de déplacement et de i5o mètres de lon
gueur.
Je n’ai pas manqué, dès mon arrivée à Newcastle, de
demander à visiter les chantiers d’Elswick. L’obligeante
(i) Les deux associés Arinslronçj et Whitworth, le fameux constructeur de torpilles,
avaient commencé par être de simples ouvriers.