LES CHANTIERS DE LA TYNE ET DE LA WEAR. 283
ii’ilticiulait, pour posséder une iiatioualilé, que de trouver
uu acquereur.
L’oulillaqe de l’établissement d’Eslwick est de premier
ordre, au point de vue de la construction navale comme de
la labr’catioii des canons ; les voies ferrées, les qrues sur
rails, réiierqie électrique, les machines perfectionnées dont
il est pourvu le maintiennent à la hauteur de tous les progrès
modernes.
Mais l’habitude de construire pour la marine de guerre,
où le prix de revient est comparativement bien moins im
portant que le fini de l’exécution, élève au-dessus du taux
normal de la Tyne le coût de la production commerciale
d’EIswiclv.
.l’étais encore sur les ch intiers (piand, au milieu de la
journée, selon la coutume du samedi, le travail prit fin : une
à une, les machines qui remplissaient l’espace de leurs ron-
llemeuts se turent, la grande paix du repos descendit sur
l’immense usine où régnaient, quelques minutes auparavant,
le mouvement et le bruit. Aux abords des guichets, les ou
vriers vinrent se ranger, tenant à la main une plaijuette
bleue, eu bois, où figurait le relevé de leur compte. Je fus
surpris de la rapidité extrême avec laquelle s’opérait la dis
tribution des salaires; en un quart d’heure, vingt minutes
au maximum, tout le monde fut payé.
Il est bon d’indiquer que l’usine Armstrong verse chaque
semaine, rien qu’à ses ouvriers d’Elswick, 7,50,000 francs de
salaires !
III. Les chantiers Swan et Hunter.
L’établissement de MM. Swan et Hunter, à Wallsend, est,
à juste titre, un des plus renommés de la Tyne et meme de
l’Angleterre. Il possède deux chantiers : l’un sert à la cons-