LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
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seur à la partie horizontale située à 76 centimètres au-dessus
de la ligne d’eau au centre; enfin, le pont inférieur a 25 mil
limètres d’épaisseur à l’avant de la barbette-avant et 5i mil
limètres à l’arrière de la barbette-arrière. Les deux tourelles
barbettes en ligne de quille, l’une à l’avant, l’autre à l’arrière,
ont 280 à 254 millimètres d’acier harveyé et sont mancru-
vrées par des machines hydrauliques.
Plus de deux cents ouvriers travaillaient sur le Russell,
boulonnant les casemates, les abris, les boucliers, les 520
compartiments étanches imaginés par l’art de l’ingénieur
pour préserver ce cuirassé des coups mortels de l’artillerie.
Que deviendront ces protections, que vaudront ces eHorts
en face de la torpille ou du sous-marin?...
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Les chantiers Palmer ne construisent pas que de grands
navires de guerre, bien qu’ils se disposent à mettre en chan
tier des cuirassés de 18,000 tonnes, de nombreux torpilleurs
et destroyers; ils lancent aussi beaucoup de navires de com
merce, de magnifiques paquebots, des cargos, des pétroliers
(notamment pour des compagnies allemandes et américai
nes). Ils produisirent récemment toute une série de gros
cargo-boats portant de 8,000 à io,5oo tonnes et destinés au
commerce des bestiaux avec l’Amérique. Ces navires coû
tèrent aux armateurs entre 70,000 et 90,000 £, ce qui n’a
rien d’exagéré étant donné le soin avec lequel ils furent
construits.
Les usines Palmer possèdent, en effet, un personnel ou
vrier de premier ordre, en même temps qu’un outillage per
fectionné; beaucoup de leurs machines sont mues par l’élec
tricité; les riveuses et marteaux pneumatiques, les forets
électriques, etc., y sont employés sur une grande échelle.